En Juillet le FMI a révisé à la baisse de 0,1% sa projection de croissance mondiale à 3,2 % en 2019 et 3,5 % en 2020. La révision pour 2019 s’explique surtout par les mauvaises surprises concernant la croissance des pays en développement.

Le FMI attire particulièrement l’attention sur la responsabilité politique des dirigeants qui freinent le dynamisme de l’économie mondiale en entretenant un climat d’incertitudes (tensions commerciales et technologiques, Brexit). Ainsi « la croissance du commerce mondial, qui suit de près celle de l’investissement, a sensiblement ralenti puisqu’elle a été ramenée à 0,5 % (en glissement annuel) au premier trimestre 2019, au plus bas depuis 2012. En revanche, le secteur des services tient bon et la confiance des consommateurs est forte, alors que les taux de chômage sont plus bas que jamais et que les revenus salariaux ont augmenté dans plusieurs pays ».

Pour le FMI, si la croissance tient dans les pays développés, elle devrait ralentir et être ramenée à 1,7 % alors que les effets de la relance budgétaire s’estompent aux États-Unis et que la faible croissance de la productivité et le vieillissement de la population pèsent sur les perspectives de croissance à long terme.

Dans les pays émergents et en développement, la croissance est revue à la baisse de 0,3 point de pourcentage en 2019, à 4,1 %, et de 0,1 point de pourcentage en 2020, à 4,7 %. En Chine, la légère révision s’explique en partie par la hausse des droits de douane imposés par les États-Unis en mai, alors que les révisions plus importantes en Inde et au Brésil sont dues à une demande intérieure plus faible que prévu. Enfin, le redressement espéré en 2020 dépend d’une amélioration dans des pays comme l’Argentine, la Turquie, l’Iran, le Venezuela et le Brésil.

On notera que le FMI exhorte au renforcement de la coopération mondiale pour résoudre les tensions technologiques et commerciales, et œuvrer de concert pour s’attaquer aux enjeux majeurs que sont le changement climatique, la fiscalité internationale, la corruption, la cybersécurité et les opportunités et les défis des nouvelles technologies de paiement numérique.

Dans ce contexte qui reste positif, les marchés actions ont tenu cet été, sauf pour les pays émergents que les incertitudes pénalisent. A noter que cette baisse estivale est partiellement compensée, dans les portefeuilles, par la hausse du dollar.

Concernant les taux, la Réserve fédérale américaine a subi une forte pression politique et a baissé ses taux sans que la bonne tenue de l’économie américaine ne l’y oblige. De son côté la Banque Centrale Européenne prend acte d’une croissance faible et confirme une politique monétaire accommodante (début Septembre, à 10 ans, le rendement des obligations d’état en Allemagne et en France est négatif et l’Espagne se traite à 0,08%). Cette disparition des rendements obligataires positifs en zone euro est perçue car certains comme un vrai gros problème car les capitaux en recherche de rendement pourraient générer des bulles sur les actions, l’immobilier ou encore le capital-investissement.

Dans ce contexte, nous privilégions la diversification des investissements et conservons une part importante en disponibilités ou en fond en Euro en acceptant d’être peu ou pas rémunérés sur cette partie, de manière à limiter les risques être en mesure de saisir d’éventuelles opportunités.

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