Alors que le marché actions s’offrait un rebond significatif, le mois de janvier a été marqué par une nette révision à la baisse des attentes sur les bénéfices par action. Finalement, la correction des indices boursiers intervenue en fin d’année dernière a sans doute été excessive. Les « mauvaises » nouvelles et les prévisions de résultats annoncées par les entreprises sont dans les « cours ».

La question des prochaines semaines est simple à formuler : faut-il anticiper un rebond de la croissance de l’activité économique mondiale au second semestre ? La réponse est plus compliquée. Les banquiers centraux eux même, malgré leurs équipes d’économistes pléthoriques, ne peuvent être que « patients » et rester vigilants face à un éventuel durcissement des conditions de financement de l’activité.

Ainsi, bien qu’un ralentissement de la croissance soit avéré et que les incertitudes demeurent, il existe des fondamentaux toujours favorables :

  • Des données économiques certes inférieures aux pics atteints en 2018 mais toujours positifs,
  • L’absence de pressions inflationnistes donc pas d’impacts sur les marges et la rentabilité des entreprises,  pas de scénario de « surchauffe » de l’économie,
  • Des banques centrales toujours accommodantes,
  • Des bénéfices révisés à la baisse mais qui devraient continuer de croître en 2019,
  • L’avancement des négociations concernant les tarifs douaniers,
  • Les politiques budgétaires mises en place dans de nombreux pays, notamment en zone Euro, cette année, devraient soutenir l’activité économique et plus particulièrement la consommation des ménages.
  • La Chine a mis en place un plan massif de soutien de l’économie,
  • Enfin, aux Etats-Unis, les « effet de la réforme fiscale » vont s’atténuer mais le marché du travail reste solide.

Les facteurs négatifs les plus importants tournent autour du commerce mondial. L’incertitude sur les droits de douane des Etats-Unis a pesé sur la croissance chinoise, et plus particulièrement sur le secteur technologique, impacté aussi par les pressions américaines sur les équipementiers télécoms Huawei et ZTE.

Le risque de hard Brexit devrait aussi avoir un impact sur le comportement des entreprises, avec éventuellement, une hausse des stocks et une plus grande prudence dans leurs investissements face à l’instauration possible de droits de douanes dans les échanges entre Union Européenne et Royaume-Uni, mais aussi une forte augmentation des délais de livraisons entre les deux entités.

Dans ce contexte, les fondamentaux décrits ci-dessus ont permis un rebond des marchés, mais les indices boursiers devraient stagner face à des risques politiques qui perdurent et des indicateurs économiques qui devraient rester mitigés dans les trois prochains mois.

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