Sur le mois de septembre, les marchés ont globalement rebaissé de l’ordre de 2 à 4 %

Sur le mois de septembre, les marchés ont globalement rebaissé de l’ordre de 2 à 4 %. Les marchés européens sont les plus touchés avec une baisse sur l’année de 13% en moyenne, les plus fortes baisses étant la France, l’Italie et l’Espagne. L’Allemagne contient la baisse à -3,69% contre -20% pour le CAC40. On notera que les « marchés émergents européens » affichent parmi les plus mauvaises performances (Bulgarie, Hongrie, Croatie baissent de plus de 20%). Si nombre d’analystes indiquent que l’Europe est en retard et devrait bénéficier d’un rattrapage, force est de constater que cela se fait attendre.

Aux États-Unis, depuis le début de l’année, le S&P est à +4%, le Nasdaq à +24% par contre le dollar est en baisse de -4,34% contre euro.

Plus largement, la Chine et Taïwan sont positifs, Hong Kong est fortement impactée par les événements politiques (-20%). Les marchés émergents souffrent aussi avec une performance globale de -7%. Cela cache toutefois de fortes disparités – 44% pour le Brésil, hausse pour l’Argentine, etc.

Au-delà des incertitudes sanitaires et politiques qui se reflètent dans les indices, il est clair que les indicateurs économiques ont perdu de leur pertinence du fait de la variation d’activité inédite connue depuis 9 mois. Nous pouvons toutefois constater :

  • Une forte chute et une reprise moins forte de l’activité laissant un emploi salarié inférieur de 8% à son niveau de fin 2019.
  • Des secteurs entiers restent encalminés comme le tourisme, la restauration, l’ensemble des loisirs, l’aéronautique, l’habillement, etc.
  • Le taux de chômage de la zone euro a progressé de façon modérée au regard du choc reçu (7,8%) grâce aux mesures de soutien, mais le pire est peut-être devant nous.
  • Une baisse des échanges internationaux dont il est difficile de prédire l’évolution. La crise de 2008 a entrainé un frein sévère de la mondialisation qui était sans doute arrivée à maturité. Certains prédisent un mouvement inverse, mais si l’on peut penser à une réorganisation des chaînes d’approvisionnement avec une production du produit fini sans doute au plus près des consommateurs, les composantes du produit ne peuvent que continuer à circuler au gré des pressions économiques et géostratégiques. Les rapatriements d’activité restent à ce stade anecdotiques.
  • Un front sanitaire qui reste mouvant et incertain. Il est à noter ici la prudence à adopter face aux chiffres régulièrement énoncés. On indique par exemple que les États-Unis sont les plus touchés en nombre de morts avec 191 802 décès (le monde 11 Septembre) ; mais ramené au nombre de mort pour 1000 Habitants, le Pérou compte 1 029 morts, la Belgique 885 (2°place), les USA arrivent en 10° avec 647,4 et la France en 17° (484,6).

Un vrai choc, une incertitude accrue, mais le monde ne s’arrête pas de tourner et cela se passe de plus en plus ailleurs que chez nous. En matière d’investissement, cela signifie qu’il faut être ouvert, souple et internationalisé. Dans ce contexte, les réflexions gouvernementales qui aboutissent à des solutions limitant l’univers d’investissement, de type PEA et PEA PME nous laissent, sauf cas particulier, dubitatifs.

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