La réserve Fédérale Américaine a relevé son taux de 0,25%, soit la troisième hausse depuis début 2018. En effet, les derniers indicateurs d’activité aux Etats-Unis restent robustes avec une confiance des ménages qui se maintient à un niveau élevé.

En Europe, l’inflation s’élève à 2,1%, et si l’inflation sous-jacente (hors alimentation et énergie) reste à 1%, les tensions sur le marché du travail se traduisent par des hausses de salaire qui devraient faire augmenter ce taux en 2019.

La France reste à rebours de la zone Euro et continue à sous performer la moyenne européenne. La confiance des ménages recule et le pouvoir d’achat devrait stagner. En Italie, la dégradation des comptes publics induite par le budget présenté a été sanctionnée par les marchés, mais elle devrait rester soutenable dans un contexte ou la confiance des ménages a progressé et les perspectives de production supérieures à la moyenne.

Sur les marchés, cet écart Etats Unis Europe se retrouve avec une hausse de l’indice Dow Jones face à une baisse de l’Euro Stox 50.L’accord trilatéral entre USA, Canada et Mexique devrait confirmer cette confiance dans le marché Nord Américain.

Plus largement, la croissance mondiale, même si elle s’est tassée, reste solide ; les sources actuelles d’incertitude sont donc essentiellement politiques. Les deux sources d’incertitude les plus importantes demeurent les tensions politiques entre la Chine et les Etats-Unis et les difficultés politiques au sein de l’Union Européenne, notamment le risque de Hard Brexit. Mais il faut conserver en mémoire les risques politiques au Brésil, en Turquie ou les mesures de l’administration Trump contre l’Iran. La situation dans la région du Golfe arabo-persique reste tendue.

Le protectionnisme de l’administration Trump peut accentuer les tensions inflationnistes aux Etats-Unis et rendre plus probable un risque de surchauffe de l’économie américaine. Ces sources d’incertitude affectent directement les mouvements du dollar sur le marché des changes. Un Hard Brexit et une guerre commerciale dure induiraient une hausse du dollar et accentueraient les pressions sur les économies émergentes. Ces dernières souffriraient aussi d’un ralentissement plus marqué de l’économie chinoise

Ces sources d’incertitude politique rendent difficiles d’anticiper sur l’évolution des marchés qui peuvent réagir brutalement à telle ou telle nouvelle, mais comme le contexte international reste porteur et le risque émergent cantonné, la bonne stratégie nous semble de conserver des lignes de liquidités (ou en fond en Euro) afin de profiter des à-coups éventuels ou d’être à même de résister si un vrai choc venait à survenir.

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