Une pandémie qui subsiste sur fond d'inflation pas si temporaire.

La dernière note de conjoncture du FMI confirme la reprise de l’économie mondiale malgré une pandémie qui persiste et laisse craindre l’apparition de nouvelles souches surtout dans les zones peu vaccinées.

La croissance au titre de 2021 est toutefois légèrement revue à la baisse car dans les pays avancés les soucis de logistique entraînent des ruptures d’approvisionnement et dans les pays en développement qui ne sont pas exportateurs de produits de base, la Pandémie continue de peser.

Pour ce qui est de l’inflation, alimentée par la hausse des matières premières et des goulots d’étranglement de la chaine d’approvisionnement, elle est plus durable que ce que beaucoup escomptaient. Selon le FMI elle devrait refluer courant 2022 quant aux produits de base, mais elle se maintiendrait pour les produits alimentaires et les produits dérivés du pétrole. Elle persistera également si le potentiel de l’offre reste touché par les évolutions de la pandémie tant que la vaccination n’est pas plus largement répandue. Cela touche les pays fragiles et plus particulièrement ceux dont la monnaie se déprécie.

Le FMI pousse donc ardemment à la généralisation de la vaccination, au soutien financier des pays en difficulté, à l’apaisement des tensions commerciales, à un accord pour un seuil minimum de l’impôt sur les sociétés et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Pour les marchés financiers, la combinaison de taux réels (résultante des taux de marché moins l’inflation) toujours très négatifs et de résultats globalement au-dessus des attentes ont permis aux marchés d’effacer la baisse du mois de septembre et d’atteindre de nouveaux records.

Ainsi, l’indice MSCI Monde en euro progresse de 5.38 % emmené par les indices américains (+6.21 % pour le S&P et +7.37% pour le Nasdaq).

L’Eurostoxx 50 s’adjuge pour sa part 4.43%.

En Asie les performances étaient contrastées, la chine progressant de 3.13%, le marché japonais, à contrecourant, perdant 3.52 %, en dépit de la faiblesse du Yen, pénalisé par la résurgence de la pandémie.

Le mois de novembre devrait permettre aux marchés de mieux appréhender les intentions des banques centrales et d’intégrer les conséquences d’un changement de politique monétaire de la plus importante d’entre elles : la FED. Si les marchés obligataires semblent avoir parcourus par anticipation une partie du chemin, les marchés actions, refuges logiques face à des taux réels négatifs, continuent de croire au statu quo ou tout du moins à un changement marginal. Les projections d’inflation que formuleront les banquiers centraux seront déterminantes pour départager qui des deux grandes classes d’actif a raison.

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