Cette année difficile pour le monde semble devoir se terminer sur quelques notes plus optimistes.

Cette année difficile pour le monde semble devoir se terminer sur quelques notes plus optimistes.

L’élection de Joe Biden va nous permettre de retrouver un interlocuteur rationnel à la Maison Blanche qui aura sans doute à cœur de redonner aux institutions internationales la place essentielle qu’elles méritent.

Les annonces de laboratoires concernant la mise à disposition, à brève échéance de vaccins contre le Covid 19 laissent espérer un retour à la vie normale courant 2021.

Si l’on s’élève pour obtenir une vision plus mondiale qu’européenne, les indices de production de produits manufacturiers se redressent en octobre avec une hausse des échanges internationaux de marchandise. Si reprise il y a, elle est toutefois très hétérogène et en cette fin d’année, l’Europe semble devoir souffrir plus qu’ailleurs, avec une rechute de l’activité liée aux nouvelles mesures sanitaires. La reprise du commerce mondial est en effet soutenue par les économies asiatiques avec une forte reprise en Chine, qui devrait profiter plus particulièrement à l’Allemagne et à ses sous-traitants d’Europe de l’est.

Une forte inconnue pèse ainsi sur l’évolution du Coronavirus aux Etats-Unis qui ont choisi de ne pas freiner l’économie en conservant donc une propagation certaine, un haut niveau de cas quotidiens et un nombre important de décès. Cette politique va générer des désorganisations, des adaptations et des impacts sur l’économie avec « effet retard » plus difficiles à anticiper et mesurer. La rapidité de mise à disposition d’un vaccin sera sans doute déterminante.

Les marchés actions ont positivement réagi, avec une fois n’est pas coutume, un fort rebond en Europe et particulièrement en France. Depuis le début de l’année, l’indice européen Eurostoxx 50 ressort ainsi à -7,9% le 9 novembre contre -3% pour l’indice américain DJI en euro. L’écart entre l’Allemagne et la France reste toutefois considérable (- 1% et – 9,4%).

Toutefois, mesurer l’impact global de cette pandémie sur l’économie mondiale, prévoir sa décrue, la vigueur du rebond de la croissance pour 2021 et quels seront les secteurs plus ou moins impactés reste un exercice délicat et les 3 prochains moins vont être clefs à plus d’un titre :

  • Politique américaine et qualité de la transition,
  • Evolution de l’épidémie et réponses sanitaires dans les pays développé et plus particulièrement en Europe.
  • Evolution dans les pays émergents et plus particulièrement l’Amérique Latine.

Reste acquis le soutien des autorités politiques et monétaires à l’économie, avec comme corollaire l’accroissement de l’endettement des états et le maintien durable de taux bas. Cela va pénaliser durablement une partie de l’épargne dont les rendements vont rester sous l’inflation (livrets, obligations d’état ou de signature de premier plan, fonds en Euro).

Nous vous souhaitons une fin d’année aussi heureuse que possible dans ce contexte qui reste morose.

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