Conjoncture Novembre 2017

Sur le plan économique, le temps semble au beau fixe. Europe, Etats-Unis, Chine, Pays émergents, l’optimisme règne et les entreprises doivent réinvestir, ce qui augure bien de la poursuite du cycle.

Le PIB américain a été annoncé en hausse de 3,0 % l’an au troisième trimestre ce qui est plus qu’attendu et renforce l’hypothèse d’une nouvelle hausse des taux directeurs à l’issue de la réunion de la Fed du 13 décembre.

En Europe, la consolidation de la croissance permet à la BCE d’annoncer le 26 octobre une amorce de normalisation de sa politique monétaire. En effet, sur fond de croissance à 2,9% en Espagne malgré l’épisode Catalan, de reflux du chômage en Italie qui voit sa note S&P relevée, les perspectives de croissance en zone Euro se maintiennent.

La France reste en retrait mais son rythme de croissance augmente à 1,9% l’an au troisième trimestre 2017.

Ainsi, le scénario de croissance non-inflationniste, proche de 2%, est consensuel et le maintien, en 2018, de taux d’intérêt bas avec remontée graduelle, semble faire l’unanimité parmi les économistes.

Les banques centrales semblent créditées de la capacité à sortir progressivement de leurs politiques exceptionnelles sans créer de chocs majeurs.

La perception par les marchés des risques politiques, notamment en Europe, a diminué au cours de l’année 2017.

Enfin, il semble que l’OPEP et la Russie soient à même de reconduire pour 9 mois leur accord visant à limiter leur production qui venait à échéance fin Mars 2018.

 

Cet environnement globalement positif se traduit depuis plusieurs mois par une forte baisse de la volatilité sur les marchés financiers et une forme d’anesthésie face aux risques.

Le réveil peut être brutal lors du premier choc et le gouverneur de la Banque centrale du Japon a ainsi rappelé récemment que des risques subsistent :

  • Tensions entre Corée du Nord et Etats-Unis,
  • Faiblesse de l’inflation dans les pays avancés,
  • Une reprise mondiale qui reste somme toute fragile,
  • Des risques liés à la mise en place des politiques économiques,
  • Instabilité liée au terrorisme.

Il faut y rajouter les risques politiques en Europe comme les événements catalans viennent nous le rappeler. A force de se faire peur, une vraie crise peut survenir.

Nous resterons également vigilants quant à l’impact de la remontée des taux, aussi « maîtrisée » soit-elle, sur le marché immobilier. A cet égard, notons que les prix immobiliers ont reculé de 1,5 % en Suède (la première baisse depuis 2012) et de 8,4% depuis Avril à Oslo.

Rappelons enfin que la classe moyenne est la grande perdante de la décennie écoulée et que le maintien de la croissance passera par une redistribution en sa faveur, une baisse du chômage et des perspectives offertes aux exclus de l’embellie actuelle (formation, réinsertion, etc..). C’est là le rôle des politiques.

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