Les marchés se maintiennent soutenus par les publications de résultat

La Zone Euro se retrouve une nouvelle fois dans une situation sanitaire dégradée, liée à la propagation rapide des variants et au retard pris dans la vaccination, ce qui entraine une baisse de son PIB (-0.6%) pour le premier trimestre de l’année.

 

Les plans de relance du gouvernement américain et le succès de la vaccination massive permettent aux Etats-Unis de se redresser plus rapidement que la zone Euro qui semble patiner et souffre de la comparaison. Ainsi, la croissance américaine atteint 1,6% pour le premier trimestre de l’année contre -0,6% pour la zone Euro. Les dernières mesures de l’administration Biden : 1.800 milliards de dollars sur 10 ans  pour les familles américaines et plan d’investissements dans les infrastructures de 2.000 milliards de dollars, devraient maintenir ce dynamisme.

Ainsi, les statistiques  économiques publiées  en avril confirment l’embellie constatée au cours du trimestre. L’économie chinoise, qui marquait le pas en début d’année, a repris sa marche en avant, inscrivant une progression marquée des anticipations de croissance (+2.7%). Seule ombre au tableau, la situation de l’Inde qui subit de plein fouet la gestion hasardeuse de la crise sanitaire.

S’agissant de l’inflation, les signes précurseurs d’une remontée des prix se sont matérialisés en avril, les Etats Unis (+2.6%) et l’Allemagne (+2%) enregistrant des progressions de prix conformes aux objectifs des banques centrales et ravivant le débat portant sur le calendrier de sortie des conditions monétaires exceptionnelles

Dans ce contexte les marchés actions ont poursuivi leur mouvement ascendant, l’indice MSCI Monde s’adjugeant 2.11 % sur le mois en Euro, emmené par les Etas Unis (+2.82 %). La zone euro (+1.82%) et le Japon (-1.25%) sous performent le reste du monde.

La progression des indices boursiers s’est opérée dans un environnement obligataire stabilisé et a été alimentée par des publications de résultats globalement supérieurs aux attentes.

Sur le plan sectoriel, le manichéisme du marché a laissé place à des ajustements plus discriminant reflétant les fondamentaux des entreprises plus que leur appartenance aux thèmes « croissance » ou « value ». Ainsi la distribution (+6.7%), l’alimentaire (+4.6%), les loisirs (+4.5%) et les banques (+3.3%) enregistrent les meilleures performances au détriment de l’énergie (-3.5%), de l’assurance (-2.9%) et des télécommunications (-0.3%).

Le regain de dynamisme enregistré par les économies européennes  a bénéficié à l’Euro qui s’adjuge 1.17% face au dollar sur la période

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