Le scénario consensuel sur la croissance mondiale était très positif à la fin 2017. Les résultats des enquêtes étaient au plus haut, tous les pays observaient une solide croissance ou devaient bénéficier d’une accélération de l’activité, les taux d’intérêt restaient historiquement bas et les marges des entreprises étaient proches de leurs plus hauts dans plusieurs pays, dont les Etats-Unis. Six mois après, ce scénario économique s’annonce nettement moins crédible.

Pour les pays émergents, une dégradation des conditions économiques sème le doute sur leur capacité à relayer les économies avancées comme moteur de l’activité économique mondiale. Pèse sur eux des éléments économiques, et politiques propres. Au plan économique, nous noterons par exemple : la hausse des taux américains, l’appréciation du dollar, une demande de matières premières et un dynamisme des échanges internationaux moindres qu’anticipé. Au plan politique, quelques pays émergents sont en grande difficulté comme le Venezuela ; la situation devient plus tendue en Iran, la situation en Turquie inquiète, le devenir du Mexique après les élections interroge, etc..

L’activité semble ralentir en Chine au deuxième trimestre, après un début d’année encore au-dessus des attentes.

En Europe, la croissance patine mais devrait rebondir au cours du second semestre sous l’impulsion de l’investissement, d’un baril de pétrole qui devrait désormais se stabiliser, d’un euro durablement plus faible, et de la dissipation d’éléments non récurrents (grève, climat), ce qui conforte la BCE dans son calendrier de retrait.

Cette montée des incertitudes est alimentée par l’administration Trump dont l’action commence à paraître clairement négative aura donc pesé sur les marchés financiers au 2° trimestre ramenant les performances à 0. Pourtant, les résultats des entreprises et les perspectives de croissance restent globalement positifs et les marchés, surtout en Europe, ne semblent pas excessivement valorisés. Ainsi, s’il est à craindre que l’action américaine reste fauteur de trouble jusqu’aux élections de mi-mandat début Novembre, certains anticipent un rebond des marchés dès le calme revenu.

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