Vaccin efficace, Joe Biden : de nouvelles perspectives

En ce mois de Janvier 2021, il nous semble que quelques points émergent :

  • Joe Biden a prêté serment et est devenu le 46e président des États-Unis, cela marque le retour du pays dans les instances internationales. Rien n’est résolu, mais des espaces d’échange sont restaurés.
  • Les États-Unis surprendront toujours : la masse d’argent déversée par les banques centrales et les aides fédérales ont amené vers la bourse un grand nombre de particuliers qui y ont investi une partie des fonds reçus (nous sommes loin de notre culture « livret A »). Mais le plus étonnant c’est que des bataillons de boursicoteurs se sont ligués pour prendre des positions contraires à certains fonds d’investissement, au point de les faire plier et de générer chez eux des pertes chiffrées en milliards de dollars. C’est un autre signe fort du décalage entre une partie de la population et les élites, une autre forme d’irruption au capitole. Joe Biden qui veut réconcilier l’Amérique a incontestablement du travail et les démocrates vont devoir écouter cette Amérique s’ils veulent diminuer les clivages.
  • Les premières vaccinations semblent valider l’efficacité des vaccins et la régression de l’épidémie. Ainsi, ce n’est peut-être plus qu’une question de temps et de logistique pour que nous nous en sortions.

Dans ce contexte, le FMI revoit à la hausse ses prévisions précédentes et anticipe une croissance de l’économie mondiale de 5,5% en 2021 puis 4,2% en 2022.

Si l’économie s’est contractée un peu moins que prévu en 2020 à -3,5%, ce « lourd effondrement a eu des conséquences délétères pour les femmes, les jeunes, les pauvres, les travailleurs de l’économie informelle et ceux des secteurs où les contacts sont fréquents».

L’Europe aura connu la plus forte contraction avec -7% (France -9%, Allemagne -5% et -10% pour le Royaume-Uni).

Les économies d’Asie de l’Est, en particulier la Chine, ont mieux résisté en 2020, avec une croissance positive pour la Chine (+2,3%).

Les projections de reprise pour 2021 favorisent également les pays émergents (Asie et Amérique Latine) par rapport aux pays développés.

Il faut cependant considérer qu’un bon nombre de ces «bonnes nouvelles» sont déjà dans les cours et s’il n’y a guère d’alternative (taux ou crédit) aux actions, certains signes doivent inciter à la prudence, notamment le ralentissement de l’accroissement de la masse monétaire aux États-Unis ainsi que les anticipations de reprise de l’inflation.

Les primes de risque tant aux États-Unis qu’en Europe sont à leurs plus bas historiques. Dans ces conditions il est important de surveiller les anticipations de bénéfice par action qui sont un des éléments qui peut encore tirer les marchés. A contrario une reprise de l’inflation entrainant une hausse plus que proportionnelle des taux longs dégraderait encore plus les primes de risque.

Nous conservons notre allocation actions à 50% (en la mettant sous surveillance) du portefeuille avec toujours une forte pondération sur les États-Unis. Sur les taux nous privilégions les obligations indexées sur l’inflation, le fonds en euro (dans le cas de l’assurance vie) et le cash.

Nos dernières actualités