Les fortes baissent sur tous les marchés fin 2018 liées à une baisse des perspectives de croissance, à des risques politiques accrus et au ralentissement de la politique accommodante de la BCE, ont conduit, après reprise des esprits, à un rebond en ce début 2019.

La correction qui a touché tous les marchés et toutes les classes d’actifs a globalement intégré les mauvaises nouvelles attendues et permet ainsi un point d’appui.

De même, le retour progressif à la normale de la politique des banques centrales devrait permettre aux marchés de revenir aux fondamentaux. Par exemple, la trésorerie placée sans risque à 3 mois est rémunérée positivement aux Etats-Unis (2,3% environ), ce qui permet le retour à une échelle de valeur quant à la rémunération des risques.

Ainsi, malgré des perspectives de croissance mondiales revues en baisse (3,5% pour l’année 2019), les marchés se sont repris, plusieurs facteurs militant en ce sens:

  • La croissance américaine devrait se maintenir à un bon niveau (2,5%).
  • Les premières annonces de résultat des entreprises correspondent peu ou prou aux attentes.
  • On espère que les négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis vont se dérouler normalement.
  • La croissance chinoise devrait se maintenir autour de 6%.

Dans un tel contexte, en 2019, les incertitudes liées à la croissance européenne (1,8%) également engluée dans ses problèmes politiques auraient un impact moindre sur les marchés.

De nombreux gérants privilégient les actions en 2019, avec une allocation tournée vers les Etats-Unis et les pays émergents, redevenus attractifs. En effet, les révisions de croissance ont touché plus particulièrement les pays développés, pour les pays en voie de développement, la croissance se maintiendrait à 4,5% en 2019 contre 4,6% en 2018. L’Amérique Latine (2%), notamment devrait voir sa croissance reprendre (Brésil en 2019 : 2,5%, Argentine en 2020) après un assainissement espéré, même si la zone est tirée vers le bas par le Venezuela et le Mexique (perspectives revues en baisse).

En Afrique, le changement politique en Afrique du Sud laisse espérer un rebond dans un contexte ou plus d’un tiers des pays subsahariens devraient connaître une croissance de plus de 5% en 2019-2020.

Côté pile donc un monde en croissance, côté face, des politiques qui tiennent dans leurs mains une grande partie des incertitudes qui peuvent peser sur les marchés (négociations commerciales, programmes d’action de nouveaux gouvernements, Europe, déclin continu de la confiance dans les institutions et les partis politiques établis, tensions géopolitiques au Moyen-Orient et en Asie orientale).

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