Les marchés actions n’ont pas beaucoup bougé en ce mois de janvier. Les nouvelles qui ont poussé les marchés en décembre (Trump et matières premières) ont été intégrées, il reste à confronter cela à la réalité, d’autant que les actions américaines sont historiquement chères.

Les mesures prônées par M. Trump, s’il va au bout de ses projets, auront a priori pour effet de relancer la croissance américaine à un moment où elle est déjà enviable. Ici, les opinions divergent sur les effets.

  • D’un côté, le surplus de croissance accompagné de gains de productivité, de baisse de la pression fiscale et de stabilité des cours du pétrole permet une augmentation modérée de l’inflation et donc une continuité de la hausse graduelle des taux.
  • De l’autre, dans un contexte de chômage assez bas, un surcroît d’activité peut générer une tension sur les salaires, d’où une hausse des coûts pour les entreprises, réduction des marges avec en parallèle une hausse de l’inflation plus forte qu’attendue, d’où risque de remontée des taux d’intérêt plus rapide qu’anticipée et correction sur les marchés.

Les marchés actions attendent donc d’y voir plus clair.

 

Concernant les taux d’intérêt ; aux Etats-Unis la banque fédérale américaine va donc surveiller de près l’impact des décisions prises par l’administration Trump pour ajuster le niveau de hausse des taux.

En Zone Euro, la BCE continue d’appliquer la stratégie tracée en 2016 pour 2017 et reste donc accommodante, maintenant des taux bas.

Concernant les taux de change, le dollar continue de s’apprécier ce qui, pour nous, renchérit le coût d’importation des matières premières.

 

Plus largement, il est intéressant de noter que mi-janvier le FMI a mis à jour ses perspectives pour l’économie mondiale de la façon suivante:

« Après des résultats médiocres en 2016, l’activité économique devrait s’accélérer en 2017 et en 2018, surtout dans les pays émergents et les pays en développement. Cependant, il existe une large dispersion des résultats possibles de part et d’autre des projections, étant donné l’incertitude qui entoure l’orientation de la politique économique du gouvernement qui va entrer en fonction aux États-Unis et ses ramifications à l’échelle mondiale. Les hypothèses sur lesquelles les prévisions reposent devraient être plus précises d’ici la publication de l’édition d’avril 2017 des Perspectives de l’économie mondiale (PEM), lorsque la politique américaine et ses implications pour l’économie mondiale seront plus clairement définies ».

Croissance en Chine revue à la hausse,

Croissance en Inde revue légèrement (impact de la pénurie de liquidités liée au retrait de la circulation et échanges des billets fin 2016).

Le Mexique pourrait voir sa croissance impactée négativement si des mesures protectionnistes devaient être prises et si la situation au Vénézuéla continue de se dégrader.

Pour l’Europe, les enquêtes menées confirment l’amélioration de la conjoncture en décembre pour tous les pays de la zone, Grèce exceptée. Les perspectives restent prometteuses pour 2017, au bémol près des incertitudes électorales.

 

Dans ce contexte, notre allocation type, pour la partie financière de notre patrimoine et reprise de façon plus détaillée dans notre lettre mensuelle est la suivante: 5% de produits courts terme (livrets, etc.), 35% de produits de taux, 55% d’actions, 5% gestion alternative.

Pour la part actions, USA et Europe restent en dominante et équipondéré.

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