Bénéficier de conseils de professionnels passionnés par leur métier et accéder à la bourse, en direct ou à travers une sélection des meilleurs OPCVM mondiaux.
ACCÉDEZ À VOS COMPTES
INDICES
|
| Clôture 17/04/09 | Clôture 24/04/09 | %Chg. | %YTD | Supports | Résistances |
| CAC 40 | 3091,96 | 3102,85 | 0,35% | -3,58% | 2835-2720 | 3140-3400 |
| Eurostoxx 50 | 2341,15 | 2319,89 | -0,91% | -5,37% | 2130-2010 | 2360-2480 |
| DAX 30 | 4676,84 | 4674,32 | -0,05% | -2,82% | 4135-3955 | 4355-4666 |
| DowJones | 8131,33 | 8076,29 | -0,68% | -7,98% | 7750-7460 | 8290-8400 |
| Nasdaq | 1673,07 | 1694,29 | 1,27% | 7,44% | 1560-1490 | 1790-1900 |
| €/$ | 1,3181 | 1,3242 |
|
|
|
|
| WTI | 49,99 | 51,49 |
|
|
|
|
| Gold | 876,95 | 913,10 |
|
|
|
|
RESUME DE LA SEMAINE
Et de Sept. Septième semaine de hausse consécutive pour le CAC 40, soit 25,9% de hausse depuis le point bas atteint le 9 mars. On attendait une correction, elle a bien fini par arriver, mais elle a été de courte durée. La correction s'est annoncée ce lundi, après un rallye de six semaines consécutives, elle se tiendrait principalement par l'annonce de Bank of America d'une hausse de ses provisions pour pertes de crédit et globalement de ses actifs à risque. Quoi qu'il en soit, le marché a été peu sensible aux signaux négatifs cette semaine, et n'a pris en compte que les signaux positifs. Ainsi les résultats du premier trimestre s'avèrent moins mauvais que prévus pour les sociétés du S&P 500 avec pour l'instant plus de sociétés dépassant les attentes que de sociétés aux résultats conformes ou inférieurs aux prévisions, mais dans le même temps des indicateurs macroéconomiques moins bon que prévus. On peut, en tous les cas, constater que le marché résiste bien et le scenario que nous avions retenu, à savoir une hausse rapide vers les 3150 points, se confirme.
La semaine sera riche en publication, sur le marché parisien on retiendra les publications des chiffres d'affaires du premier trimestre de Michelin, Renault, Saint Gobain, Cap Gemini, STM et Pernod Ricard, les résultats du premier trimestre de France Telecom, Sanofi et Arcelor Mittal.
Aux Etats-Unis on suivra de prés la publication du PIB américain du 1er trimestre 2009, qui devrait témoigner de l'ampleur de la récession actuelle.
Statistiques américaines : Selon le Conference Board ce lundi, l'indice des indicateurs avancés US a reculé de 0,3% en mars 2009 après -0,2% en février. L'indice "LEI" a décliné encore en mars, et l'indicateur n'a pas progressé durant les neuf derniers mois, constate le Conference Board. Les permis de construire, les prix des actions et l'indice des livraisons fournisseurs ont contribué assez négativement à l'indice global le mois passé, alors que le Conference Board note tout de même les contributions positives de la masse monétaire réelle et du spread de taux. Durant les six mois se terminant en mars, l'indice a reculé de 2,5% (-4,9% en rythme annualisé), plus rapidement que le recul de 1,4% (-2,7% en rythme annualisé) des six mois antérieurs. Enfin, la faiblesse des indicateurs avancés est restée étendue au cours des mois récents.
Selon le Département au Commerce américain ce vendredi, les ventes de logements neufs sont ressorties pratiquement stables en mars 2009, en comparaison du mois antérieur. Ainsi, les ventes du mois de mars ont reculé d'un léger 0,6%, sur un rythme ajusté des variations saisonnières de 356.000 unités, contre 358.000 en février. Par ailleurs, les ventes de janvier sont revues en hausse de 322.000 à 331.000, mais restent pour l'heure le plancher du cycle. Les ventes de février ont aussi été réajustées à la hausse. Il faut désormais 10,2 mois pour écouler un logement selon le gouvernement. Enfin, les promoteurs ont évidemment continué de réduire leurs prix en mars afin de poursuivre l'écoulement des stocks.
Les ventes de février avaient été initialement estimées à 337.000. En glissement annuel, par rapport à mars 2008, les ventes US de logements neufs chutent de 30,6%. En outre, le prix médian de vente a régressé à 201.400$ dans le neuf aux Etats-Unis en mars 2009, en retrait de 12,2% en glissement annuel. Le stock d'invendus en mars a baissé de 5,2% à 311.000 unités et représente 10,7 mois d'offre. Le stock a été réduit de plus d'un tiers sur un an.
Le Département US au Travail a annoncé que les inscriptions hebdomadaires nouvelles au chômage, sur un rythme ajusté des variations saisonnières, avaient augmenté de 27.000 pour la semaine close au 18 avril pour s'établir à 640.000 ! Un chiffre supérieur aux attentes du consensus Bloomberg qui tablait sur 636.000 nouvelles demandes. La moyenne à quatre semaines atteint 646.750 pour la période terminant le 18 avril. Un chiffre en recul de 4.250 par rapport à la semaine précédente.
Selon le Département américain au Commerce, les commandes de biens durables US ont reculé de 0,8% en mars 2009, ce qui marque le 7ème déclin de cet indicateur depuis 8 mois, mais un repli tout de même moins lourd qu'anticipé par le consensus. En février, les commandes avaient progressé de 2,1% (révision des +3,5% précédemment estimés) après six mois de correction.
La baisse des commandes nouvelles en biens durables a affecté pratiquement toutes les industries. Les commandes de biens durables du 1er trimestre sont en recul de plus de 27% en glissement annuel. Enfin, les livraisons de biens durables en mars ont régressé de 1,7% (la baisse atteint 18,4% sur le 1er trimestre 2009, par rapport à l'an dernier).
Statistiques européennes : Pour la première fois depuis près de deux ans, l'indice ZEW, mesurant la confiance des investisseurs outre-Rhin, est revenu en territoire positif en avril à 13. L'indice qui était de -3,5 en mars était attendu à 2 selon une enquête menée par Bloomberg. La remonté des places boursières ainsi que le plan de relance du gouvernement allemand pour faire face à la crise expliquent cette progression
NOUVELLES DES SOCIETES
ESSILOR : Au 31 mars 2009, le chiffre d'affaires consolidé d'Essilor, numéro un mondial de l'optique ophtalmique, s'établit à 840,4 millions d'euros, en hausse de 10,3 % par rapport à 2008. Hors effet de change, la croissance ressort à + 5,4 %. Malgré une contraction du marché en début d'année, la croissance organique affiche un repli modéré de 1 % principalement dû à l'activité instruments, l'activité verres étant stable. Les lancements de nouveaux produits, rencontrent un accueil très favorable auprès des opticiens. L'effet de périmètre représente + 6,4 %. La moitié est imputable à l'intégration de Satisloh, l'autre moitié est liée au report des autres acquisitions réalisées en 2008. L'impact positif des taux de change (+ 4,9 %) tient essentiellement à l'appréciation du dollar américain par rapport à l'euro et, dans une moindre mesure, à celle du yen. Les évolutions de la livre sterling, du dollar australien, du won coréen et du real ont pesé sur le chiffre d'affaires.
PPR : Le groupe de luxe et de distribution a réalisé un chiffre d'affaires de 4,777 milliards d'euros, en repli de 2,6%, au premier trimestre 2009. A périmètre et taux de change comparables, le recul atteint 4,9%. Bien qu'en ligne avec les attentes des analystes, ce résultat témoigne de l'érosion inexorable de l'activité du secteur du luxe. Comme de coutume, seule la marque Gucci semble rester insensible à la crise, avec une hausse de 10,6% de son chiffre d'affaires à 567,1 millions d'euros. En revanche, Conforama enregistre la baisse la plus marquée, avec des ventes en chute de 10% à 709,8 millions d'euros.
SCHNEIDER ELECTRIC : Le fabricant d'équipements électriques Schneider Electric a révisé en baisse jeudi son objectif annuel de chiffre d'affaires et annoncé de nouvelles mesures de réduction des coûts, après avoir enregistré une baisse de 11,3% de son chiffre d'affaires au premier trimestre. Sur les trois premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires s'est établi à 3,82 milliards d'euros, pénalisé par une chute des ventes en Amérique du Nord et en Europe, en dehors du marché français qui a mieux résisté, a déclaré Schneider. Les analystes interrogés prévoyaient en moyenne un chiffre d'affaires de 4,20 milliards d'euros. Hors effets de change et de périmètre légèrement positifs, le recul du chiffre d'affaires au premier trimestre a été encore plus brutal, de 15,9%. "Notre performance reflète la dégradation de la conjoncture économique mondiale et une base de comparaison élevée", a commenté Jean-Pascal Tricoire, président du directoire de Schneider. "Pour ces mêmes raisons, nous prévoyons un second trimestre encore difficile." Le groupe a en conséquence revu à 15% sa prévision de baisse organique du chiffre d'affaires pour 2009, contre une prévision initiale fournie en février dernier comprise entre 5% et 15%. Schneider a également porté à 1,6 milliard d'euros son objectif d'économies d'ici à 2011, dont 400 millions d'euros de nouvelles réductions de coûts dans ses fonctions supports. Pour 2009, le groupe a indiqué viser une "marge EBITA de 12% avant coûts de restructuration et un taux élevé de transformation des bénéfices en trésorerie, de 100% du résultat net".
UNIBAIL-RODAMCO : Unibail-Rodamco a publié un chiffre d'affaires consolidé de 416,8 millions d'euros au titre du premier trimestre, en hausse de 3,4%. Le groupe remarque que les chiffres d'affaires des locataires continuent de montrer une tendance négative, dans le prolongement des 3ème et 4ème trimestres 2008. Unibail-Rodamco a réitéré son objectif de croissance de son résultat net récurrent par action de 7% ou plus en 2009. Le groupe a également annoncé un projet d'émission de 500 millions d'euros d'obligations à option de remboursement en numéraire et actions nouvelles et / ou existantes (Ornane).
PEUGEOT : Le constructeur automobile PSA Peugeot-Citroën SA table sur une baisse de 25% à 30% de sa production cette année, la visibilité sur ses marchés étant nettement moins bonne pour le quatrième trimestre que pour les deuxième et troisième trimestres. La directrice financière du groupe, Isabel Marey-Semper, a indiqué que PSA se montrait prudent en matière de perspectives annuelles notamment parce que des incertitudes planent encore sur une éventuelle extension des programmes de prime à la casse mis en place par les gouvernements. Peugeot a annoncé avant l'ouverture des marchés un recul de 25% de son chiffre d'affaires et une baisse de 39% de sa production au premier trimestre 2009, et confirmé qu'il attendait une perte sur l'ensemble de l'exercice, assortie de flux de trésorerie négatifs. La directrice financière a déclaré que si le groupe avait une certaine visibilité sur les deuxième et troisième trimestres, sa visibilité était en revanche nulle au-delà. Elle a également souligné que les marges réalisées sur certains modèles continuaient de subir des pressions.
Mme Marey-Semper n'a pas exclu une émission obligataire cette année, qui viendrait s'ajouter aux prêts de 3 milliards et 400 millions d'euros qui lui ont été respectivement accordés par le gouvernement français et la Banque européenne d'investissement. Elle a précisé que le groupe comptait percevoir ces prêts d'ici à la fin avril, ajoutant que le prêt du gouvernement ne prévoyait ni covenant ni restriction ou exigence de restructuration particulières.
LVMH : Le numéro un mondial du luxe LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton annonce une légère hausse de son chiffre d'affaires au premier trimestre, grâce à la progression des ventes de sa division mode et maroquinerie, et se donne pour objectif de poursuivre ses efforts en matière de contrôle des coûts compte tenu de la dégradation de la conjoncture. Le chiffre d'affaires du premier trimestre s'est établi à 4,02 milliards d'euros, en hausse de 0,4% à données publiées et en baisse de 7% sur une base organique. Les analystes avaient anticipé un chiffre d'affaires de 4,09 milliards d'euros. LVMH estime qu'il continue de gagner des parts de marché dans le secteur du luxe au niveau mondial.
Le groupe indique de plus que ses efforts d'adaptation à la conjoncture actuelle seront poursuivis, en mettant l'accent sur la maîtrise des coûts et la sélectivité des investissements. LVMH se fixe comme objectif pour 2009 "de renforcer encore son avance sur le marché mondial du luxe."
DERNIERES RECOMMANDATIONS IMPORTANTES
SANOFI : Crédit Suisse maintient son conseil de surperformance et son objectif de cours de 50 euros sur le titre du groupe Sanofi-Aventis, qui publiera ses comptes trimestriels le 29 avril prochain. Les analystes tablent sur un toilettage du pipe-line de produits et estiment le titre bon marché. Le bureau d'études note qu'une pression négative se maintient sur certains produits, comme le Copaxone aux Etats-Unis, dont les ventes ne sont plus couvertes par le carnet de commandes, le Plavix et l'Eloxatine menacés par les génériques en Europe, de même que pour le Lovenox, qui avait bénéficié d'un effet de stockage l'an dernier au moment la révélation de la contamination de l'héparine en Chine. Le bénéfice par action du groupe devrait reculer de 4% en devises locales.
ESSILOR : Oddo relève sa recommandation sur Essilor d'accumuler à acheter, et son objectif de cours de 36 euro à 38 euro, estimant que "le plus dur est passé". Le courtier note qu'Essilor table sur une croissance organique stable au deuxième trimestre 2009, "ce qui est plutôt bon signe au vu des conditions économiques actuelles". "Nous pensons que la croissance devrait s'améliorer sensiblement au cours du second semestre 2009 par rapport au premier semestre 2009," ajoute Oddo.
AXA : Exane BNP Paribas relève sa recommandation sur Axa de neutre à surperformance, estimant que le cours actuel reflète des anticipations exagérément pessimistes. Le courtier indique que la conjoncture pourra difficilement être plus défavorable qu'elle ne l'était fin 2008. Exane, qui porte son objectif de cours de 11 euro à 14 euro, ne voit aucun élément susceptible de déclencher une augmentation de capital dans le contexte actuel.
SCHNEIDER : Citigroup maintient sa recommandation d'achat et son objectif de cours de 58 euros sur le titre Schneider Electric, après la publication des chiffres d'activité du groupe français pour le premier trimestre de l'année.
UBS a relevé son objectif de cours sur Schneider Electric de 55 à 60 euros, en maintenant sa recommandation Achat. Le broker indique que les marges et le cash flow sont positifs, tandis que la restructuration du groupe est en bonne voie. L'ensemble de ces éléments devrait permettre au titre de surperformer le secteur.
ARCELORMITTAL : Citigroup relève son objectif de cours pour ArcelorMittal de 15 euro à 18 euro, mais maintient sa recommandation conserver sur le titre. Johan Rode, analyste chez Citigroup, note que les risques à court terme restent tangibles, notamment les risques de pertes et de fermetures de capacités de production. Il note également que les coûts de refinancement de la dette sont susceptibles d'augmenter, et que la direction doit faire des efforts pour restructurer la dette du groupe.
ING maintient sa recommandation de Vendre le titre ArcelorMittal avec un objectif de cours également maintenu à 14 euros.
SAINT GOBAIN : CM-CIC relève sa recommandation sur Saint-Gobain de conserver à acheter, et porte son objectif de cours de 33 euro à 40 euro. Le courtier évoque "l'apparition de signes positifs en volumes et surtout en prix" et la détente observée sur les spreads du groupe. "Cette détente des spreads amène une réduction du coût moyen pondéré du capital de Saint-Gobain qui passe de 7,80% à 6,88%, améliorant mécaniquement la valeur présente du titre dans la zone des 40 euro, contre 33 euro auparavant"
PEUGEOT : Citigroup relève l'objectif de cours de Peugeot de 17 euro à 18 euro, sans modifier ses prévisions pour le groupe. Au vu du premier semestre particulièrement difficile qui se profile, la banque estime que les valorisations ne sont pas suffisamment basses pour justifier que l'on se précipite sur l'action. Le ratio de valeur comptable du groupe rappelle que Peugeot pourrait être une bonne affaire, mais la banque préfère attendre un moment plus opportun et des tendances de résultats moins négatives. Citigroup maintient sa recommandation à conserver sur l'action.
LVMH : Nomura relève l'objectif de cours de LVMH de 48 euro à 61 euro après la publication mercredi soir par le groupe de son chiffre d'affaires du premier triemstre. Selon Nomura, ce dernier a été soutenu par la bonne performance des activités mode et maroquinerie. La banque ajoute que les activités vins et spiritueux et joaillerie ont été pénalisées par les déstockages chez les distributeurs. Nomura maintient sa recommandation à neutre.
RBS réitère sa position de vente avec son objectif de cours de 33,1 euros sur LVMH, au lendemain de la publication des ventes du leader mondial du luxe.
Société Générale a relevé son objectif de cours sur LVMH de 52 à 60 euros, en maintenant sa recommandation Achat. Le broker indique que les activités liées à la distribution devraient rester solides et qu'un rebond devrait intervenir prochainement.
PPR : Nomura a relevé son objectif de cours sur PPR de 48 à 60 euros, en maintenant sa recommandation Achat. Le broker indique qu'il préfère le groupe aux autres valeurs liées au secteur du luxe, dans un contexte économique baissier. Cependant, il a abaissé ses estimations de ventes et de bénéfice par action pour 2009.
Société Générale a abaissé sa recommandation d'Achat à Conserver sur PPR, en relevant son objectif de cours de 54 à 60 euros.
RBS a réitéré sa recommandation Vendre et son objectif de cours de 47,10 euros sur PPR. Le broker indique que les ventes sont ressorties en ligne avec le consensus. Cependant, il rappelle que la direction du groupe a indiqué que la volatilité restait très élevée et la visibilité faible. De plus, Royal Bank of Scotland remarque que le mois de mars s'est largement détérioré par rapport à janvier et février, tandis qu'on ne constate aucune amélioration en avril.
Deutsche Bank a diminué sa recommandation sur le titre PPR de Achat à Conserver avec un objectif de cours également abaissé de 64 euros à 55 euros.
AIR LIQUIDE : JP Morgan relève son objectif de cours pour Air Liquide de 90 euro à 97 euro avant la publication du chiffre d'affaires trimestriel du groupe le 28 avril prochain. La banque mise sur un chiffre d'affaires de 3,057 milliards pour le groupe, et de 2,628 milliards pour le pôle gaz et services. Elle indique que l'effondrement de l'activité manufacturière de certains marchés finaux va affecter la croissance des ventes d'Air Liquide. Elle ajoute que, si l'activité ne devrait pas offrir de potentiel de hausse conséquent aux premiers stades de la reprise dans l'industrie, avec un titre se négociant 11,5 fois les bénéfices attendus en 2010, le cours actuel offre un point d'entrée attractif dans un secteur qui va probablement bénéficier d'une forte croissance structurelle.
RENAULT : Citigroup relève son objectif de cours sur Renault de 12 euro à 18 euro. La banque estime que la vigueur récente du titre peut être entièrement attribuée aux progrès de Nissan, dus à une baisse du yen, aux signes que la demande de véhicules aux Etats-Unis a atteint un plancher, et à l'aide gouvernementale via des primes à la casse au Japon et potentiellement outre-Atlantique. Elle ajoute que Renault demeure faiblement valorisé, mais pas suffisamment pour justifier un relèvement de sa recommandation, qui reste à vendre.
SUEZ ENVIRONNEMENT : Morgan Stanley réduit l'objectif de cours de Suez Environnement de 13%, à 14 euro, mais maintient sa recommandation à pondération neutre avant la publication des résultats du premier trimestre le 29 avril. D'après la banque, les chiffres devraient témoigner de la résistance de la division eau et des autres activités municipales, mais il devrait également en ressortir que l'année 2009 sera particulièrement difficile pour les déchets, activité pour laquelle elle anticipe un chiffre d'affaires en baisse de 5% à 10%, tandis que le résultat opérationnel devrait accuser un repli à deux chiffres. Morgan Stanley note que la performance de l'action sera étroitement liée aux perspectives de résultats à court terme jusqu'à ce que le marché soit assuré que la récession est terminée.
PERNOD RICARD : Bank of America Merrill Lynch ayant relevé sa recommandation sur le titre de neutre à acheter. Les principaux risques pesant sur la valeur peuvent être nuancés ou sont déjà intégrés dans le cours actuel, estime la banque. "Après l'augmentation de capital et alors que le risque de refinancement est significativement réduit, tout signe d'amélioration de la tendance d'activité de Pernod pourrait provoquer une remontée du titre," estime-t-elle. Merrill a un objectif de cours de 55 euro sur le titre.
Nomura abaisse son objectif de cours pour Pernod Ricard de 55 euro à 42 euro. La banque estime qu'il est encore trop tôt pour investir dans Pernod, car bien que la valorisation soit peu exigeante, d'éventuels problèmes autour de l'augmentation de capital risquent d'entraver toute progression de l'action à court terme. Nomura ajoute que le risque d'un nouvel impact du déstockage au quatrième trimestre et au cours de l'exercice 2010 va susciter des incertitudes. Elle maintient sa recommandation neutre sur le titre.
Bernstein a relevé son objectif de cours sur Pernod Ricard de 64 à 66 euros, en maintenant sa recommandation Achat.
SOCIETE GENERALE : UBS relève l'objectif de cours de Société Générale de 37 euro à 45 euro, et réitère sa recommandation d'achat sur le titre. La banque estime que le marché est prêt à intégrer une rentabilité des capitaux propres durablement plus élevée, de 10%, contre 9% précédemment. Si la banque ne peut exclure des prises de bénéfices à court terme, elle conseille toutefois d'acheter Société Générale face à Crédit Agricole, qu'elle estime survaloriser.
OREAL : Société Générale abaisse sa recommandation sur L'Oréal de conserver à vendre, et réduit son objectif de cours de 54 euro à 47 euro en raison de craintes accrues concernant la demande finale pour L'Oréal et son secteur. La banque dégrade également son avis sur le secteur des produits de soin et des produits ménagers, craignant une forte détérioration de la demande finale, qui affecterait les volumeset les prix.
Cheuvreux abaisse son objectif de cours sur L'Oréal de 60 euro à 59 euro après avoir révisé ses prévisions de bénéfices, pour refléter une approche prudente à l'égard des résultats du groupe au premier semestre. Le courtier table désormais sur un bénéfice par action de 3,22 euro pour 2009, contre 3,46 euro précédemment, et de 3,51 euro pour 2010, en raison de la consolidation de YSL Beauté, de l'effet d'une baisse des ventes en volumes sur la marge brute, de la décision de maintenir un budget marketing conséquent et d'une base de comparaison élevée. Il maintient sa recommandation surperformance sur le titre,
Citigroup lance le suivi de L'Oréal avec une recommandation de vente/risque moyen, assortie d'un objectif de cours de 46 euro. Si la banque estime que le groupe de cosmétiques a de nombreuses qualités, elle note toutefois que les marchés développés devraient privilégier les économies pendant plusieurs années, ce qui devrait se traduire par une sous-performance du groupe à court et moyen termes. Citigroup ajoute que l'analyse des prix appliqués par L'Oréal sur les marchés émergents alimente les craintes à court terme.
ARCELOR-MITTAL : ING recommande de vendre le titre Arcelor-Mittal et table sur un objectif de cours de 14 euros. Le courtier estime que l'actuel cycle baissier dans lequel le sidérurgiste est entré devrait se poursuivre, contrairement à l'opinion de certains brokers. Selon ING, l'économie réelle devrait continuer à montrer des signes de faiblesse sur les mois à venir, affectée par ' des dépôts de bilan et une hausse du chômage supérieurs aux scénarios les plus pessimistes '. Aux yeux du courtier, une récession plus longue que prévu et une augmentation du nombre de dépôts de bilan ne devraient pas seulement affecter le secteur financier mais également le secteur de l'acier.
CARREFOUR : ING abaisse son objectif de cours pour Carrefour de 28 euro à 26 euro , et réduit de 11% ses estimations de bénéfice par action pour les exercices 2009 à 2011, afin de refléter la baisse des prévisions de ventes dans toutes les régions et de l'estimation de la marge d'exploitation, après la publication par le groupe d'un chiffre d'affaires du premier trimestre décevant. La banque maintient sa recommandation conserver, malgré le potentiel significatif de reprise à moyen ou long terme, en raison des incertitudes pour l'immédiat.
VALEURS PREFEREES, OBJECTIF (GESTION)
|
| Cours entrée | Date entrée | Clôture 24/04/09 | OBJ |
| France Tel | 17,00 | 20/04/2009 | 16.32 | 23,10 |
| EDF | 64,79 | 22/02/2008 | 35,02 | 70 |
| Arcelor Mittal | 33 | 05/09/2008 | 20,605 | 28 |
| St-Gobain | 44,94 | 17/06/2008 | 27,00 | 38 |
| Sanofi | 53,5 | 23/03/2009 | 40,71 | 50 |
| GDF- Suez | 30 | 23/04/2009 | 25,80 | 32 |