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Actualité

Lettre de marché du 18 mai 2009

 

 

INDICES

 

 


Clôture 08/05/09

Clôture 15/05/09

%Chg.

%YTD

Supports

Résistances

CAC 40

3312,59

3169,05

-4,33%

-1,52%

3110-3000

3205-3500

Eurostoxx 50

2462,39

2364,10

-3,99%

-3,60%

2340-2250

2480-2570

DAX 30

4913,90

4737,50

-3,59%

-1,51%

4670-4546

4940-5108

DowJones

8574,65

8268,64

-3,57%

-5,79%

8130-7750

8610-9052

Nasdaq

1739,00

1680,14

-3,38%

6,54%

1660-1600

1740-1790

€/$

1,3639

1,3595





WTI Fut.

58,64

56,47





Gold

915,05

931,70





 


 

RESUME DE LA SEMAINE

 

 

La consolidation s'est finalement produite. Comme nous l'avions signalé la semaine dernière le marché ne pouvait pas continuer son parcours haussier sans souffler. Les statistiques macro-économiques dévoilées cette semaine nous rappelle que les mauvaises nouvelles ne sont pas toutes derrière nous et que la récession est toujours là. Ainsi la publication des PIB allemands et français et les ventes de détails aux Etats-Unis ne rassurent pas du tout puisqu'ils ont été revus à la baisse. Nous allons maintenant entrer dans une période d'ajustement, où les valeurs vont rester volatiles mais avec des amplitudes plus faibles des Indices. Les secteurs défensifs sont à privilégier, pour les semaines à venir puisqu'ils offrent une certaine visibilité pour les 6 prochains mois.

 

Cette semaine, les marchés vont être mis à rude épreuve, avec la publication de l'indice ZEW en Allemagne et les PIB Britanniques et Japonais.

Aux Etats-Unis, on suivra la publication des mises en chantier, les permis de construire et l'indicateur avancé du conference board du mois d'avril, ainsi que l'indice de la FED de Philadelphie du mois de mai.

 

Statistiques américaines : Pour la première fois depuis juillet 2008, le déficit commercial américain a augmenté au mois de mars, progressant de 5,5% par rapport à février, à 27,6 Mds de Dollars. Un chiffre toutefois inférieur aux attentes puisque le consensus tablait sur un déficit de 29 Mds$.

 

D'après le département du commerce, les importations de biens et services ont décliné de 1% en avril à 151,2 Mds$, en repli de 27% sur un an glissant et à un plus bas depuis septembre 2004 ! Les exportations ressortent en baisse de 2,4% à 123,6 Mds$, en repli de 17% en glissement annuel et au plus bas depuis aout 2006. Le repli des deux composants s'explique aussi bien par la baisse des prix que des volumes. Sur les trois premiers mois l'année, le déficit atteint donc 359,7 Mds$, bien en deçà des 681,1 Mds$ de l'année dernière. Les économistes s'attendent d'ailleurs à ce que le déficit reste à un niveau peu élevé en 2009 compte tenu des effets de la récession sur la consommation des ménages et les dépenses des entreprises.

 

D'après le département du Trésor américain, le déficit budgétaire US est de 20,91 Milliards de dollars en avril. Le consensus tablait sur un déficit budgétaire de 20 Mds$. Depuis le début de l'année fiscale, le déficit atteint un record à 802,3 Mds$. Sur l'ensemble de l'exercice, l'Etat prévoit désormais un déficit de 1.840 Mds$ (13% du PIB).

 

Les ventes de détail US d'avril 2009 ont affiché une baisse de 0,4% en comparaison du mois antérieur. Les économistes anticipaient une hausse de 0,1%. En comparaison de l'an dernier, les ventes d'avril ont chuté de 10,1%. Les ventes de mars avaient baissé de 1,1%.

Le Département au Commerce américain a annoncé que les stocks des entreprises US avaient baissé de 1% au mois de mars 2009 en comparaison du mois précédent, ce qui représente le 7ème mois consécutif de correction des stocks. Le consensus attendait un repli de1,1%. En glissement annuel, les stocks de mars ont abandonné 4,8%. Les ventes des entreprises, quant à elles, ont reculé de 1,6% en mars par rapport au mois antérieur, et décliné de 15,6% en glissement annuel.

 

Le Département US du Travail a annoncé que les inscriptions hebdomadaires nouvelles au chômage, sur un rythme ajusté des variations saisonnières, ont augmenté de 32.000 pour la semaine close au 9 mai pour s'établir à 637.000! Un chiffre supérieur aux attentes du consensus Bloomberg qui tablait sur 610.000 nouvelles demandes. La moyenne à quatre semaines atteint 630.500 pour la période terminant le 9 mai. Un chiffre en hausse de 6.000 par rapport à la semaine précédente. Le taux de chômage indemnisé lors de la semaine close le 2 mai atteint 4,9%, en hausse de 0,1 point par rapport à la semaine précédente ! Le nombre de chômeurs indemnisés sur la même période s'établit à 6,56 millions, en augmentation de 200.000 par rapport à la semaine précédente.

 

Selon le Département du Travail américain, l'indice des prix à la production a augmenté de 0,3% en avril 2009, avec une baisse de 0,1% des prix de l'énergie. Les prix alimentaires ont progressé de 1,5%. Les économistes envisageaient une hausse de l'indice PPI de 0,1% en avril. En glissement annuel, le PPI a plongé de 3,7% en avril. Hors alimentation et énergie, enfin, l'indicateur des prix à la production a grimpé de 0,1%, en ligne avec le consensus. En Mars l'indice PPI avait reculé de 1,2%.

 

L'indice Reuters / Université du Michigan du sentiment des consommateurs américains est ressorti en hausse à 67,9 pour sa lecture préliminaire de mai 2009, contre 65,1 en avril 2009 et au plus haut depuis septembre 2008 (niveau de 70,3). L'indice était attendu en légère hausse à 67. "La confiance des consommateurs a augmenté au début du mois de mai car les consommateurs sont de plus en plus convaincus que l'économie est dans sa phase finale de contraction, mais paradoxalement ils estiment également que leurs finances personnelles resteront sombres et vont maintenir leurs dépenses à des niveaux réduits à un horizon prévisible" rapporte l'étude.

 

L'indice US des prix à la consommation, ajusté des variations saisonnières, est resté stable en avril 2009 après avoir reculé de 0,1% en mars. Le consensus attendait une stabilité des prix. L'indice de l'énergie a baissé de 2,4% après avoir baissé de 3% en mars. L'indice alimentaire a reculé de 0,2% en avril après une baisse de 0,1% en mars. L'indice des prix à la consommation hors alimentation et énergie a progressé de 0,3% en avril. Le consensus tablait sur une hausse de 0,1%.

 

L'Empire State Manufacturing Survey publiée par la Fed de New York a fait ressortir des conditions encore difficiles en mai 2009 pour l'industrie manufacturière de la région. Toutefois, le rythme de détérioration de l'indicateur s'est considérablement réduit, puisque l'indice Empire State des conditions générales d'activité a augmenté de 10 points en mai, en comparaison d'avril, pour ressortir à -5,6, au plus haut depuis aout 2008. Le consensus attendait un indice de -14.

 

Appuyée par la SEC et la CFTC, l'administration Obama souhaite développer un système plus standardisé et transparent afin de réduire les risques. Washington s'attaque à un autre pan décrié du système financier, le marché des dérivés OTC (over-the-counter, comprenant notamment les CDS). Les autorités américaines souhaitent en effet renforcer la régulation de ce marché dont la valeur n'a cessé de croître au cours des dernières années pour atteindre entre 450.000 et 684.000 milliards de dollars selon les estimations.

General Motors plonge sur des niveaux plus vu depuis 76 ans ! Les craintes d'une forte dilution pour les actionnaires du constructeur automobile se sont accentuées après les propos du directeur général de GM la veille. Fritz Henderson a en effet déclaré que son groupe avait de plus en plus de chances d'être placé sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites... GM pourrait donc suivre le chemin de son compatriote Chrysler qui a dû se mettre en « dépôt de bilan » afin de se restructurer à l'abri de ses créanciers. Rappelons que la dette du constructeur automobile atteint environ 27 Mds de dollars alors que le groupe a jusqu'ici bénéficié de 15,4 Mds$ d'aides publiques.

 

Statistiques Européennes : Les banquiers centraux, réunis à Bâle, ont affirmé que le « pire était passé » pour l'économie : « l'économie mondiale est proche du point d'inflexion, certains pays l'ayant déjà franchi », a déclaré Jean-Claude Trichet. Ainsi, « Il est absolument essentiel d'être pleinement conscient des stratégies de sortie de crise » et la banque centrale doit rester vigilent et empêcher que des risques inflationnistes ne se concrétisent à moyen terme.

 

Le Comité Européen des Contrôleurs Bancaires (CEBS) va organiser son propre "stress test" sur les banques européennes d'ici septembre, selon un porte-parole de l'organisation. Chaque régulateur national conduira une enquête confidentielle et remettra son rapport au CEBS, sous forme agrégée et non pas banque par banque. Il ne sera donc pas aussi ambitieux ni aussi transparent que celui pratiqué outre-Atlantique.

 

Le PIB de la Zone Euro s'est contracté de -2,5% sur la période, plus que les -2% anticipés par les économistes. Le glissement annuel est à -4,6% contre -4,1% redouté. Il s'agit de la plus forte baisse jamais enregistrée depuis que les données européennes ont commencé à être compilées en 1995. Parmi les pays qui ont publié, l'Allemagne s'affiche à -3,8%, encore plus mauvais que ce qui était redouté tandis que la France n'a pas à rougir avec -1,2%, la meilleure performance de tous les pays de la Zone Euro qui ont déjà annoncé leurs chiffres.

 

France : Au mois de mars 2009, la production de l'industrie manufacturière française chute de -1,1%, contre -0,5% attendu. Sur un an, elle baisse de -17,7%, contre -16,1% attendu. Pour l'ensemble de l'industrie la baisse de la production ressort à -1,4% sur le mois et -16,1% sur un an, contre respectivement -0,5% et -14,6% anticipé par les économistes. Notons que les bons chiffres de février (-0,1% pour la production manufacturière) ont été revus en forte baisse à -0,8%.

 

Allemagne : Le gouvernement allemand a adopté un projet de loi permettant de créer une "bad bank" pour soulager les établissements bancaires de leurs actifs toxiques et relancer la confiance dans le système financier. Les banques allemandes sont grevées par des milliards d'euros d'actifs toxiques, une situation qui les dissuade de prêter de l'argent et aggrave en retour la crise économique. Le ministre des Finances, Peer Steinbrück, a déclaré que des banques avaient exprimé un intérêt pour le projet. Le projet prévoit la création de véhicules financiers spéciaux pour permettre aux banques d'y loger ces actifs. Peer Steinbrück a précisé qu'il concernait un peu moins de 200 milliards d'euros d'actifs et qu'il ne nécessiterait donc pas de fonds supplémentaires, le plan de soutien aux banques de 500 milliards d'euros suffisant à couvrir les besoins du nouveau dispositif.

 

 

NOUVELLES DES SOCIETES

 

EDF : Electricité de France a publié un chiffre d'affaires de 21,1 milliards d'euros au premier trimestre 2009, contre 18,3 milliards d'euros an un plus tôt, grâce aux hausses de prix et de tarifs passées en 2008 notamment à l'international, et a confirmé ses objectifs pour l'ensemble de l'année. Le groupe a précisé que l'impact du ralentissement actuel sur les volumes d'électricité vendus restait pour l'instant limité, même s'il a été partiellement compensé en début d'année par un surplus de consommation lié aux conditions climatiques froides. Cela a par exemple été le cas en France, où les volumes d'électricité vendus à la clientèle finale ont progressé de 3,6% au premier trimestre, grâce à la consommation soutenue des ménages. Hors conditions climatiques, ces volumes ont reculé de façon modérée, a précisé EDF. Le chiffre d'affaires du groupe en France a augmenté de 5,2%, à 11,22 milliards d'euros, grâce notamment à la hausse des tarifs intervenue en août 2008. Le chiffre d'affaires réalisé par EDF à l'international, soit 46,8% de l'activité totale au premier trimestre, affiche une augmentation de 28,7%, à 9,88 milliards d'euros, et intègre la contribution de British Energy, dont l'acquisition a été finalisée en janvier. EDF a souligné que son excédent brut d'exploitation devrait bénéficier sur l'ensemble de l'année de ses acquisitions récentes. A périmètre et taux de change constants, il devrait croître de façon "modérée" en 2009, tandis que "le résultat 2009 hors éléments non récurrents ne devrait pas être supérieur à celui de 2008", a précisé le groupe dans un communiqué. Après ses récentes acquisitions dans le nucléaire au Royaume-Uni et aux Etats-Unis avec Constellation Energy, l'électricien a indiqué qu'il donnerait la priorité cette année à la croissance organique et au renforcement de sa structure financière.

 

VINCI : Vinci fait état d'un chiffre d'affaires consolidé de 7 milliards d'euros au premier trimestre 2009 en contraction de 2,6% avec une baisse de l'activité à structure comparable de 3,9%, un impact positif de la croissance externe pour 3,3% et un effet de change défavorable de 2,0%. Dans les métiers du contracting, la diminution du chiffre d'affaires (-2% à structure réelle, -3,5% à structure comparable) est surtout imputable aux mauvaises conditions climatiques qui ont affecté le déroulement des chantiers au début de l'année, notamment dans les travaux routiers. En données comparables, les activités contracting ont été plombées par le pôle Eurovia (-14%) devant Vinci Energie (-1,5%) et Vinci Contruction (+0,5%) qui sont restés globalement stables. De son côté, la baisse du chiffre d'affaires de Vinci Concessions (-3,5% à structure comparable, -4% à structure constante) traduit le tassement globalement modéré des recettes de péages des filiales autoroutières dans la continuité des tendances de la fin de l'exercice précédent. En données comparables, le recul de chiffre d'affaires des concessions se répartit entre -4,2% pour Vinci Autoroutes et -2,9% pour Vinci Park et autres concessions. En France, le chiffre d'affaires s'élève à 4,4 milliards d'euros en réduction de 6,2% (-7,6% à structure comparable). A l'international, il a progressé de +4,2% (+3,1% à structure comparable) et atteint 2,6 milliards d'euros. Le carnet de commandes au 31 mars 2009 des pôles contracting, malgré le ralentissement du rythme des commandes, se maintient à très haut niveau. A 23,8 milliards d'euros, il est en hausse de 6% par rapport au 31 mars 2008 et de près de 3% par rapport au 31 décembre 2008. Aussi, Vinci confirme les tendances pour 2009, annoncées en mars dernier, d'une probable stabilisation des recettes de péage de ses filiales autoroutières et d'une légère baisse du chiffre d'affaires dans le contracting.

 

EADS : Les chiffres du groupe aéronautique et de défense EADS sont inférieurs aux prévisions des analystes, avec un EBIT de premier trimestre ressorti à 232 millions d'euros, contre un consensus de 420 millions. Une fois de plus, l'avion de transport militaire A400M est en cause: une provision de 120 millions d'euros a été inscrite dans les comptes, EADS précisant que la révision de ses plans industriels pour terminer le programme pourrait générer une charge substantielle au deuxième trimestre. Mais ces résultats en baisse tiennent aussi à la détérioration de l'environnement économique et commercial. Ainsi les livraisons d'Airbus s'inscrivent en recul (116 contre 123), l'évolution des prix n'est pas favorable et la couverture des devises encore moins. Pis encore, la consommation de cash s'est accélérée (600 millions d'euros de free cash consommé à fin mars). Louis Gallois, le PDG du groupe, a beau jeu de rappeler que ce sont les livraisons qui comptent et non les prises de commandes - la direction commerciale d'Airbus a admis que l'objectif des 300 à 400 commandes ne sera pas tenu cette année et le marché commence à s'inquiéter.

 

VIVENDI : Vivendi a dévoilé jeudi un résultat net en baisse de 6,9% pour son premier trimestre et confirmé ses perspectives pour l'ensemble de l'année 2009. Le groupe de médias et de communications présentes un bénéfice net ajusté de 649 millions d'euros, soit 0,55 euro par action, contre un bénéfice de 697 millions d'euros, soit 0,60 euro par action, au premier trimestre 2008. Dans son communiqué, Vivendi explique que ce retrait est essentiellement lié à l'augmentation de ses frais financiers et de la part des intérêts minoritaires. Le résultat net part du groupe atteint 477 millions d'euros, ou 0,41 euro par action. Quant au résultat opérationnel ajusté (Ebita), il s'est établi à 1,4 milliard d'euros, en hausse de 15,8% par rapport au premier trimestre 2008, pour un chiffre d'affaires en hausse de 23,7% à 6,5 milliards d'euros. Sa branche de jeux vidéo Activision Blizzard a dégagé des résultats meilleurs que prévu grâce au succès des franchises Call of Duty et Guitar Hero. Le chiffre d'affaires de la maison de disques Universal Music Group s'est élevé à 1.026 millions d'euros, un montant comparable à celui de la même période de l'année précédente. Le résultat opérationnel ajusté avant amortissements (Ebita) de SFR atteint 960 millions d'euros, en baisse de 65 millions d'euros en base comparable. Le chiffre d'affaires de Canal+ s'élève à 1.119 millions d'euros, soit une croissance de 1,8% à taux de change constant. Abordant ses perspectives, Vivendi confirme viser une forte croissance de son résultat opérationnel ajusté (Ebita) en 2009.

 

CREDIT AGRICOLE : Le résultat brut d'exploitation de la banque verte s'établit ainsi à 1 083 millions d'euros, en hausse de 21,4% sur un an et contre un consensus de 1 352 millions d'euros. Crédit Agricole a réalisé un produit net bancaire de 4 061 millions d'euros, en très légère baisse par rapport au premier trimestre 2008 et en ligne avec un consensus de 4 470 millions d'euros. Les revenus du pôle Gestion d'actifs, assurances et banque privée sont en revanche toujours impactés par les performances des marchés et s'inscrivent en baisse de 27,7%.

Sur le premier trimestre, le groupe bancaire a publié un résultat net part du groupe en contraction de 77,4% à 202 millions d'euros contre 275 millions d'euros attendu par les analystes. Hors les activités en cours d'arrêt de la Banque de financement et d'investissement, il s'élève à 618 millions d'euros.

 

DEXIA : Dexia annonce avoir renoué avec les bénéfices au 1er trimestre 2009 grâce à un recentrage sur ses franchises de banque du secteur public et de banque de détail. Dans un communiqué, l'établissement franco-belge indique avoir dégagé un résultat net part du groupe de 251 millions d'euros sur les trois premiers mois de l'année, contre 289 millions d'euros au 1er trimestre 2008. Au 4e trimestre 2008, le groupe avait accusé des pertes de 2,6 milliards, ce qui avait porté à quelque 3,3 milliards d'euros sa perte nette sur l'ensemble de l'exercice 2008. Dexia note malgré tout que l'impact de la crise sur son résultat net part du groupe s'est élevé à 419 millions d'euros au 1er trimestre, dont 201 millions de dépréciations et pertes liées aux portefeuilles d'investissement des activités d'assurance. Le groupe bancaire souligne toutefois qu'aucun choc majeur n'a ébranlé le secteur bancaire comme au cours des trimestres précédents, même si le contexte économique et financier est resté 'difficile' au 1er trimestre. Dexia, qui compte finaliser la vente de FSA - sa filiale américaine spécialisée dans le rehaussement de crédits - d'ici fin juin, ajoute que sa situation de liquidité a continué de s'améliorer, notamment grâce à de bons volumes d'émissions à long terme. Son ratio de solvabilité 'Tier 1' atteignait 10,7% à la fin du trimestre et son ratio 'core Tier 1' 9,8%. Le groupe assure vouloir poursuivre la mise en œuvre de son plan de transformation. 'La hausse des coûts de financement, les difficultés économiques mondiales actuelles et l'incertitude sur les marchés justifient d'autant plus nos efforts de réduction des coûts et du profil de risque du groupe', conclut-il.

 

LAGARDERE : Lagardère SCA a réalisé un chiffre d'affaires de 1 778,1 millions d'euros au 31 mars 2009, en baisse de 2% en données brutes (-2,6 % à données comparables). Le chiffre d'affaires de Lagardère Publishing s'inscrit à 463 millions d'euros à fin mars 2009, en hausse de 12 % en données brutes (+14,1 % à données comparables). L'accélération du rythme de croissance par rapport au 4ème trimestre 2008 (+ 5,8 % à données comparables) est favorisée par une base de comparaison plus favorable (ventes en hausse de 2,4 % à fin mars 2008 contre 4,7 % sur l'année). Lagardère Active enregistre une baisse de ses ventes de 17,5 % à 399 millions d'euros (-18,3% en données brutes). L'activité enregistre une accélération du rythme de contraction des ventes de publicité par rapport au 4ème trimestre 2008 à l'International et sur le marché français. En France, la baisse reste cependant moins marquée qu'à l'International. Les ventes de la division Magazines sont en baisse de 19,5 % en données brutes à 310 millions d'euros (-19,6 % à données comparables). La tendance de la publicité est en nette baisse au 1er trimestre 2009. Le chiffre d'affaires des activités audiovisuelles s'inscrit à 89 millions d'euros, en baisse de 13,9 % à fin mars 2009 (-9,5 % à données comparables). Le chiffre d'affaires de Lagardère Services est en baisse de 3,4 % à données comparables à 782 millions d'euros sur le 1er trimestre 2009 (- 4,2 % en données brutes). Lagardère Sports enregistre une croissance de ses ventes de 40,3 % en données brutes à 134 millions d'euros (+ 7,9 % à données comparables). Le résultat opérationnel courant des sociétés intégrées (Résop) devrait être en baisse au 1er trimestre 2009 par rapport à la même période de l'exercice précédent. La réduction des ventes chez Lagardère Active n'est que partiellement compensée par les mesures de réductions de coûts détaillées en mars dernier. ' Pour Lagardère Active, l'absence de visibilité dans le domaine de la publicité se confirme au début du second trimestre 2009 et interdit à ce stade de fixer des objectifs pour l'année. Pour les autres activités, l'objectif de variation du Résop est compris entre une stabilité et une baisse n'excédant pas 10 %, comme annoncé en mars dernier' indique la direction du groupe.

 

BOUYGUES : Affecté par les mauvaises performances de ses divisions Colas et TF1, Bouygues a réalisé un chiffre d'affaires consolidé de 6,66 milliards d'euros au premier trimestre 2009 en retrait de 2% en données publiées, et de 3% à périmètre et change constants.

Le chiffre d'affaires de Bouygues Construction (2,29 milliards d'euros) augmente de 4% (stable en France et +9% à l'international) grâce au niveau élevé des commandes des années précédentes. A périmètre et change constants, la croissance est identique (+4%).

Bouygues Immobilier voit son chiffre d'affaires progresser de 11% à 628 millions d'euros, soit +8% en Logement et +17% en Immobilier d'entreprise, grâce aux réservations des années passées. Après la forte chute du deuxième semestre 2008, l'activité commerciale du Logement s'est nettement redressée, devenant comparable en volume à celle du premier trimestre 2008.

Le chiffre d'affaires de Colas recule de 10% à 1,97 milliard, et de 11% à périmètre et change constants. En France, l'activité du premier trimestre (-15%) a démarré plus tardivement que les années précédentes du fait de conditions hivernales rigoureuses. A l'international, le chiffre d'affaires progresse de 2%. Le carnet de commandes à fin mars 2009, qui n'enregistre pas encore les effets positifs attendus des plans de relance, s'élève à 6,8 milliards d'euros, en retrait de 7% par rapport au carnet record de fin mars 2008.

TF1 enregistre un chiffre d'affaires en recul de 18% à 538 millions d'euros, marqué par la dégradation du marché publicitaire et par un environnement économique toujours difficile.

Le chiffre d'affaires de Bouygues Telecom, enfin, progresse de 6% à 1,27 milliard d'euros. Le chiffre d'affaires réseau est en croissance de 5% à 1 175 millions d'euros, dont 9 millions d'euros de contribution de l'activité Fixe. Au premier trimestre 2009, 144 000 nouveaux clients Mobile ont rejoint Bouygues Telecom (contre 51 000 au premier trimestre 2008). Au 31 mars 2009, l'opérateur comptait 9 739 000 clients Mobile, dont 75,5% de clients Forfaits, soit +1,7 point sur un an.

 

 


 

 

 

DERNIERES RECOMMANDATIONS IMPORTANTES

 

 

BNP : JPMorgan relève son objectif de cours pour BNP Paribas de 29 euro à 45 euro, et confirme sa recommandation neutre. L'intermédiaire porte ses estimations de bénéfice par action de 2,13 euro à 4 euro pour 2009 euro, et de 4,39 euro à 5,30 euro pour 2010, afin de tenir compte de meilleures perspectives de revenus pour la banque d'investissement. JPMorgan estime que le titre n'est pas cher dans le contexte européen, étant donné les solides fondamentaux du groupe. Il juge que l'acquisition des activités de Fortis est un élément positif, avec de solides motivations stratégiques et financières à long terme.

WestLB relève son objectif de cours pour BNP Paribas de 33 euro à 51euro après avoir revu en hausse ses estimations de résultat net pour 2009 et au-delà, en raison des performances convaincantes de l'activité banque d'investissement et de l'accord conclu sur Fortis. L'analyste augmente ainsi sa prévision de résultat net pour 2009 de 3,74 milliards d'euro à 4,42 milliards d'euro. Il estime par ailleurs que les franchises de banque de détail en France et en Italie continuent d'afficher de solides performances. Il note en outre que BNP se négocie avec une décote par rapport au secteur bancaire européen, alors qu'il estime qu'une prime se justifie.

 

OREAL : RBS réduit l'objectif de cours de L'Oréal de 53 euro à 47 euro et maintient sa recommandation vendre sur le titre, qualifiant de décevant son chiffre d'affaires du premier trimestre. La banque souligne en particulier la faible performance du luxe. Elle remarque en outre que le titre est le plus exposé à la réduction des dépenses non essentielles des ménages.

Citigroup relève son objectif sur L'Oréal de 46 euro à 50 euro par suite d'une réévaluation du secteur, bien que le groupe affiche une performance inférieure à ses pairs européens et américains en termes de volumes de ventes au premier trimestre. Elle note que la direction n'a pas fourni d'indications chiffrées sur les marges du premier semestre, mais estime que le renforcement de l'activité promotionnelle notamment n'est pas de bon augure. Citi maintient sa recommandation de vente sur le titre.

 

VINCI : Crédit Suisse a confirmé son opinion Surperformance et son objectif de cours de 50 euros sur Vinci après la publication par le groupe de construction et de concession d'un chiffre d'affaires du premier trimestre moins mauvais qu'attendu. La génération de cash flow reste l'élément positif clef du groupe, a souligné le broker. Au final, Vinci reste la valeur préférée du bureau d'étude au sein du secteur dans lequel il suit 12 sociétés.

 

SCHNEIDER ELECTRIC : Le rapport risque-rendement de Schneider Electric semble attrayant, après la récente sous-performance du titre par rapport au secteur de l'ingénierie, juge UBS. La banque souligne par ailleurs l'avancée de la restructuration, le niveau solide des marges et de la génération de trésorerie, le bilan satisfaisant, et le rendement en dividende. Elle recommande le titre à l'achat avec un objectif de cours à 60 euro.

 

VEOLIA : HSBC relève son objectif de cours pour Veolia Environnement de 23 euro à 29 euro, estimant que le ralentissement du pôle déchets va être compensé en 2009 par la croissance d'autres activités. La banque indique par ailleurs qu'il y a un risque limité d'augmentation de capital, mais qu'il sera difficile pour le groupe d'atteindre ses objectifs de ratios d'endettement. L'avis surpondérer est maintenu sur le titre.

Exane BNP Paribas relève son objectif de cours sur Veolia Environnement de 25 euro à 29 euro, estimant que le rebond du titre - qui s'est adjugé 15,6% ces trois derniers mois - reflète la stabilisation des activités du groupe de services collectifs et un regain de confiance des investisseurs vis-à-vis de la direction. Les contrats récemment remportés dans le secteur de l'eau sont également positifs, tandis que la division Propreté pourrait se redresser plus tôt qu'escompté. Exane recommande Veolia à surperformance.

 

RENAULT : Oddo a relevé son objectif de cours sur Renault de 24 à 29 euros, en maintenant sa recommandation Accumuler. Le broker a révisé en hausse ses estimations de résultat net à la suite de la publication par Nissan de résultats du quatrième trimestre meilleurs que prévus.

 

DEXIA : Les analystes de Crédit suisse ont révisé à la hausse leur opinion sur le titre de la banque Dexia, sur lequel leur conseil passe de ' sous-performance ' à ' neutre '. L'objectif de cours associé au conseil décolle de 2 à 6,3 euros. Les analystes de Crédit suisse justifient leur décision sur le titre de la banque franco-belge suite à ses résultats trimestriels jugés meilleurs qu'attendus. Ils ont donc du revoir en hausse ' substantielle ' leurs prévisions de bénéfices 2009 et 2010 et leur valorisation du titre, sur lequel ils voient donc un potentiel de hausse de l'ordre de 50%.

Citigroup, qui affiche une recommandation 'vendre' sur Dexia, annonce avoir relevé son objectif de cours sur la valeur à 4 euros, contre un euro précédemment, après la publication des résultats de premier trimestre de l'établissement bancaire franco-belge.

 

CREDIT AGRICOLE : Le résultat net de Crédit Agricole au premier trimestre est inférieur aux prévisions de Crédit Suisse, en raison d'une hausse des provisions. Crédit Suisse indique que le coût sous-jacent du risque et la génération de prêts non performants restent gérables, et font bonne figure comparés aux pairs. Provisions exclues, les résultats sont conformes aux attentes et ne comportent pas de surprise majeure. Les résultats montrent que Crédit Agricole a réduit ses risques mais que la faiblesse de la performance sous-jacente est due au ralentissement économique. Crédit Suisse n'anticipe aucun changement majeur dans ses prévisions. Elle indique le ratio Tier 1 est satisfaisant. Credit Suisse a une recommandation neutre sur le titre, et un objectif de cours de 11 euro.

Citigroup maintient son conseil d'achat sur les titres Crédit Agricole et accroît son objectif de cours de 10 à 12 euros, invoquant des résultats meilleurs que prévu dans les des divisions de Banque de détail et Banque de financement et d'investissement du groupe français.

Les résultats du premier trimestre de Crédit Agricole sont conformes aux attentes, mais la valorisation du titre reste relativement peu attractive, commente JPMorgan. L'intermédiaire entrevoit des risques de nouvelles dépréciations d'au moins 200 millions d'euro, en particulier pour le portefeuille d'actifs structurés. JPMorgan maintient sa recommandation neutre sur le titre.

 

EDF : Le chiffre d'affaires du premier trimestre d'EDF, à 21,1 milliards d'euro, est "en ligne", observe Cheuvreux, qui note par ailleurs la confirmation des objectifs du groupe sur 2009, à savoir une légère croissance de l'excédent brut d'exploitation à données comparables et un résultat net ne dépassant pas celui de 2008. Le courtier reste cependant "prudent" compte tenu de la "croissance organique limitée", du "faible dividende" et des cessions d'actifs à venir. La recommandation reste à sous-performance, avec un objectif de cours de 32,50 euro.

 

VIVENDI : Oddo abaisse son objectif de cours pour Vivendi de 25 euro à 24 euro, après la publication par le groupe de chiffres du premier trimestre "sans grande surprise". Le courtier note que les performances opérationnelles ont été particulièrement solides chez Canal + et Activision, en ligne chez UMG et Maroc Télécom, et légèrement décevantes chez SFR. Il abaisse de 3% son estimation du bénéfice par action 2009. La recommandation accumuler est maintenue.

Les résultats de Vivendi au premier trimestre sont conformes aux attentes, commente JPMorgan. L'analyste indique que le résultat ajusté est ressorti inférieur aux attentes en raison notamment de la plus faible contribution de NBC Universal au premier trimestre. Il estime que dans l'ensemble les résultats de SFR sont en ligne avec les prévisions malgré la performance décevante de l'activité mobile. Il maintient sa recommandation surperformance avec un objectif de 19,40 euro sur le titre.

 

SOCIETE GENERALE : JPMorgan relève son objectif de cours pour Société Générale de 30 euro à 40 euro, et son estimation du bénéfice par action de 2009 de 0,88 euro à 0,92 euro. La banque augmente également son estimation du bénéfice par action de 2010 de 4,65 euro à 5 euro et confirme sa recommandation surpondérer. "Dans l'ensemble, nous estimons que le risque d'augmentation de capital est limité, Société Générale prenant la seconde tranche de l'aide gouvernementale en actions préférentielles", note JPMorgan, ajoutant que le rapport risque-rendement de Société Générale semble toujours attrayant, le titre cotant en deçà de la valeur de l'actif net.

ING relève sa recommandation sur Société Générale de conserver à acheter, et porte son objectif de cours à 46,7 euro, contre 28,40 euro précédemment. ING estime que les pertes de Société Générale au premier trimestre, principalement issues d'ajustements à la valeur de marché, relèvent d'un souci de nettoyage. Les activités de dérivés d'actions et de banque de détail ont enregistré de solides revenus sous-jacents dans un contexte difficile, ce qui montre que le modèle économique de Société Générale est intact. ING estime par ailleurs que la banque va probablement céder nombre d'actifs non liquides dans un avenir proche.

 

AXA : Deutsche Bank a réaffirmé sa recommandation d'achat sur AXA et porté son objectif sur le titre de l'assureur de 14,9 à 15,7 euros. Dans une note de recherche, le broker note que les performances de 1er trimestre du groupe sont ressorties en ligne avec les attentes du marché, mais que certains signes montrent que les perspectives s'améliorent. 'Sa solvabilité s'est significativement améliorée au premier trimestre et s'est encore sans doute accrue depuis', indique le courtier.

 

 


 

 

VALEURS PREFEREES, OBJECTIF (GESTION)

 

 


Cours entrée

Date entrée

Clôture 15/05/09

OBJ

France Tel

17,00

20/04/2009

17,01

23,10

EDF

64,79

22/02/2008

36,34

70

Arcelor Mittal

33

05/09/2008

19,35

28

St-Gobain

33

17/06/2008

26,085

38

Sanofi

53,5

23/03/2009

44,22

50

GDF- Suez

30

23/04/2009

26,365

32