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Actualité

Lettre de marché du 14 septembre 2009

 

 

INDICES

 

 

 

Clôture 04/09/09

Clôture 11/09/09

%Chg.

%YTD

Supports

Résistances

CAC 40

3598,76

3734,89

3,78%

16,06%

3610-3530

3770-3850

Eurostoxx 50

2743,34

2831,37

3,21%

15,50%

2743-2530

2885-3003

DAX 30

5384,43

5624,02

4,45%

16,92%

5455-5260

5630-5860

DowJones

9441,27

9605,41

1,74%

9,45%

9470-9240

9620-9805

Nasdaq

2018,78

2080,90

3,08%

31,95%

2000-1993

2092-2190

€/$

1,4302

1,4577

WTI Fut.

67,79$

69,12$

Gold

994,40$

1006,15$

 

 


 

 

 

 

RESUME DE LA SEMAINE

 

 

Un an après la faillite de Lehman Brothers, les marchés semblent avoir oublié la débâcle financière qui a suivi cette spectaculaire faillite. Ainsi après les bons résultats des sociétés, des statistiques macro-économiques meilleures que prévues, c'est au tour des fusions acquisitions de refaire surface. L'activité semble relancée, symbolisée au mieux par le dossier Kraft Foods - Cadbury, le rapprochement de Deutsche Telekom - France Télécom relatif à la combinaison de leurs activités mobiles britanniques entretient aussi la bonne ambiance boursière et l'OPA lancée par Vivendi sur un opérateur brésilien. Ses bonnes nouvelles ont permis au Cac 40 de refranchir la barre des 3700 points avec un gain hebdomadaire de près de 4%.

 

Sur le marché des changes, l'Euro se négocie à 1,4515 contre Dollar, l'Euro est passé au-dessus des 1,45 dollar pour la première fois depuis décembre. L'or a passé la barre symbolique des 1.000 Dollars.

 

Pour la semaine les statistiques macro-économiques seront chargées, on retiendra principalement aux Etats-Unis les ventes au détail et l'enquête manufacturière de la Réserve fédérale de New York mardi, l'évolution des prix à la consommation et des revenus des ménages et la production industrielle mercredi, enfin jeudi l'enquête manufacturière de la Réserve fédérale de Philadelphie. En Europe, on attend mardi l'indice ZEW du climat économique pour l'Allemagne et mercredi l'inflation pour la zone euro.

 

Statistiques américaines : L'indice des tendances de l'emploi américain du Conference Board a reculé légèrement sur le mois d'août. L'indicateur "ETI" a régressé ainsi de 0,1% en comparaison du niveau révisé de juillet 2009. L'indice s'établit à 88,1 et s'inscrit par ailleurs en vif déclin de 18,5% en glissement annuel. Gad Levanon, Senior Economist au Conference Board, juge que la stabilité de l'indice des tendances de l'emploi au cours des mois récents suggère "que nous ne verrons pas de croissance de l'emploi avant la fin de l'année". "Le fait que l'indice ne parvienne pas à décoller constitue un autre signe de faible recovery, peut-être même de recovery sans emploi".

L'indice du Conference Board agrège huit indicateurs du marché de l'emploi dans une mesure composite montrant plus clairement la tendance.

D'après la Fed, le crédit à la consommation américain a reculé d'un montant record en juillet 2009, les ménages US affichant donc une grande prudence en période de crise. La dette totale, ajustée des variations saisonnières, des consommateurs, a chuté ainsi de 21,6 Mds$, 10,4% en rythme annuel. Il s'agit de la sixième baisse mensuelle consécutive du crédit à la consommation aux États-Unis. Le recul de juillet dépasse amplement le consensus, qui tablait sur 4,3 Mds$ de déclin.

 

Le Livre Beige économique de la Fed a confirmé sans surprises que l'économie avait continué à se stabiliser en juillet et août.

La plupart des régions ont signalé une certaine amélioration sur les marchés de l'immobilier résidentiel. Les pressions à la baisse sur les prix immobiliers ont continué dans la plupart des districts, bien que Dallas et New York aient noté un raffermissement des prix locaux. Les rapports sur l'immobilier commercial suggèrent que la demande d'espace est restée faible et que la construction non résidentielle liée à l'activité a continué à diminuer. San Francisco, Philadelphie et St Louis ont signalé que la demande de services non financiers reste soft, même si le rythme de déclin a ralenti dans les deux derniers districts. La demande de prêt reste faible et de nombreux districts indiquent que le marché du crédit reste tendu.

Par ailleurs, la plupart des districts ont fait état d'améliorations dans la production manufacturière. Par exemple, Philadelphie, Richmond, Atlanta, Cleveland et à Chicago ont signalé des augmentations modérées des nouvelles commandes.

Sur le marché du travail, les conditions restent faibles dans tous les districts. Toutefois, les effectifs des entreprises à Atlanta, Dallas, Richmond, Cleveland, Philadelphie, Boston, New York et à Chicago ont légèrement augmenté grâce à la demande de travailleurs temporaires. Les pressions salariales sont restées minimes dans tous les districts.

Les prix à la consommation sont restés stables dans la plupart des régions, bien que Kansas City et San Francisco ont relevé une certaine pression à la baisse sur les prix de détail. Le Livre Beige, basé sur les informations collectées auprès des 12 antennes régionales de la Fed, sert à alimenter les discussions monétaires.

 

Les inscriptions hebdomadaires nouvelles au chômage, ont diminué de 26.000 pour la semaine close au 5 septembre pour s'établir à 550.000. Un chiffre légèrement meilleur qu'attendu puisque le consensus Bloomberg tablait sur 560.000 nouvelles demandes. La moyenne à quatre semaines atteint 570.000 pour la période terminant le 29 août. Un chiffre en baisse de 2.750 par rapport à la semaine précédente.

 

Le Département au Commerce américain a dévoilé, pour le mois de juillet 2009, un déficit commercial US creusé de 16,3% à 32 Mds$, ce qui représente la plus forte augmentation du déficit depuis février 1999. Le consensus de place était pour sa part logé à 27 Mds$ de déficit. Les imports ont vivement augmenté sur le mois de juillet, expliquant la tendance. Hors effets de prix, les imports réels ont augmenté de 5,3%, alors que les exports se sont appréciés de 3,9%. En tenant compte des prix, les exports ont augmenté de 2,2% à 127,6 Mds$ et les imports de 4,7% à 159,6 Mds$.

 

D'après la firme de conseil immobilier RealtyTrac, les saisies de logements, enchères programmées et "notices de défaut" concernant les crédits immobiliers aux États-Unis ont régressé d'un peu moins de 1% au mois d'août 2009, en comparaison du mois antérieur. En glissement annuel, par rapport à l'an dernier, les fameuses "foreclosures" ont grimpé tout de même encore de 18%, signalant des difficultés persistantes des emprunteurs immobiliers US. Les saisies et notices de défaut concernaient 358.471 propriétés durant le mois d'après l'étude.

 

L'indice du sentiment des consommateurs américains mesuré par l'Université du Michigan et Reuters a grimpé à 70,2 en septembre, pour sa lecture préliminaire, contre 65,7 en août. Mieux encore, l'indice de confiance ressort au plus haut depuis juin et au-dessus d'un consensus des économistes logé à 67 environ. L'amélioration traduit l'espoir d'une recovery économique aux États-Unis. L'indicateur relatif aux anticipations des consommateurs a augmenté pour sa part à 69,2 en septembre, contre 65 en août. L'indicateur des perspectives économiques à 12 mois a progressé enfin à 79, contre 69 en août, touchant un sommet depuis les débuts de la récession identifiés fin 2007.

 

Les stocks de grossistes US en juillet 2009 ont encore décliné de 1,4% en comparaison du mois antérieur, chutant ainsi de 12,8% au total sur 12 mois, à 387,2 Mds$. Les ventes des grossistes ont augmenté par contre de 0,5% en comparaison du mois précédent, mais dévissent encore de 19,8% par rapport à juillet 2008 pour ressortir à 314,5 Mds$.

 

Les prix à l'import US sur le mois d'août 2009 se sont appréciés de 2% avec les prix du pétrole. Les prix à l'import affichent ainsi leur 5ème augmentation en six mois aux États-Unis. A ce stade de l'année 2009, les prix à l'import américains ont grimpé de 7,6%, avec les prix de l'énergie. Les prix à l'export ont progressé de 0,7%.

 

 

 

NOUVELLES DES SOCIETES

 

 

ARCELORMITTAL : ArcelorMittal a annoncé son intention de lancer une offre pour l'acquisition de 29,4% des actions d'Uttam Galva Steels Limited (« Uttam Galva »), un « producteur de premier plan », situé dans l'ouest de l'Inde, d'aciers laminés à froid, de produits galvanisés (plats et ondulés) et de bobines et feuilles d'acier revêtues de peinture. Le prix offert est de 120 roupies (2,14 euros) par action, ce qui représente une prime de 27% sur le prix moyen pondéré de ces deux dernières semaines et de 85% sur prix moyen pondéré de ces six derniers mois.

 

FRANCE TELECOM : Deutsche Telekom et France Télécom ont annoncé la création d'une coentreprise regroupant les activités britanniques de l'opérateur de télécommunications allemand et celles d'Orange. La coentreprise sera contrôlée à parts égales par les deux opérateurs et détiendra une part d'environ 37% du marché britannique de la téléphonie mobile, ce qui en fera le leader, selon un communiqué commun des deux partenaires. Cette société commune aura, selon les résultats publiés par les deux groupes en 2008, un chiffre d'affaires annuel d'environ 9,4 milliards d'euros et un excédent brut d'exploitation de quelque 2,1 milliards d'euros. Sa création devrait avoir un impact positif sur la trésorerie disponible par action des deux groupes dès 2010 et sur leur bénéfice par action dès 2011, d'après le communiqué publié par les deux géants des télécommunications.

Deutsche Telekom apportera la totalité de T-Mobile UK à la coentreprise et France Télécom, la totalité d'Orange UK, d'après ce communiqué.

L'endettement de la société commune s'élèvera à 1,25 milliard de livres sterling, "sous forme de deux prêts de 625 millions de livres consentis l'un par Deutsche Telekom et l'autre par France Télécom". "La valeur nette actualisée des synergies attendues de la fusion et de l'intégration de TMobile UK et d'Orange UK est estimée à environ 4 milliards d'euros", ont précisé les opérateurs.

 

EDF : Les investisseurs semblent séduits par la possible arrivée d'Henri Proglio, patron de Veolia, à la tête d'EDF. Pourtant, selon l'agence Reuters qui cite des sources proches du dossier, Henri Proglio n'a pas encore pris de décision sur son éventuelle nomination. Le marché réagit à l'information publiée dans la presse selon laquelle le PDG de Veolia Environnement est pressenti par l'Elysée pour remplacer Pierre Gadonneix, le PDG d'EDF. Selon des sources proches du gouvernement, les pouvoirs publics souhaitent profiter du conseil d'administration du 23 septembre prochain pour se séparer de Pierre Gadonneix, coupable d'avoir déclenché une vive polémique cet été en plaidant pour une hausse des prix de l'électricité d'environ 20%

 


 

 

DERNIERES RECOMMANDATIONS IMPORTANTES

 

 

DANONE : Morgan Stanley relève l'objectif de cours de Danone de 43 euro à 46 euro. La banque table sur une nette accélération des flux de trésorerie. Elle pense que Danone a la possibilité d'améliorer le cycle du fonds de roulement de Numico pour le porter aux niveaux qu'enregistre depuis de nombreuses années la branche produits laitiers de Danone. Elle pense également que l'accélération de la croissance des volumes dans les produits laitiers devrait permettre d'alimenter le fonds de roulement à partir de 2010. "Une telle avancée en matière de génération de trésorerie devrait permettre de rembourser la dette, et à terme permettre à Danone de retrouver ses niveaux historiques de rémunération des actionnaires", estime Morgan Stanley.

 

Société Générale reprend le suivi de Danone avec une recommandation d'achat et un objectif de cours de 46 euro, maintenant que la période de restriction liée à l'augmentation de capital touche à sa fin. La banque estime que c'est l'occasion de prendre des positions dans Danone, car le titre devrait récupérer sa prime historique de 24% par rapport au secteur. Elle s'attend par ailleurs à ce que Danone enregistre une meilleure performance opérationnelle que ses pairs européens en termes de volumes, de marges et de croissance sous-jacente du résultat net. "A moyen terme, nous pensons que Danone est le mieux placé parmi ses pairs pour bénéficier de la demande des ménages en alimentation santé, et qu'il abrite un potentiel de croissance significatif sur plusieurs marchés émergents." La banque ajoute que le redressement des volumes des produits laitiers frais est durable.

 

RENAULT : Dans une note publiée sur le marché de l'automobile européen, Royal Banque of Scotland réitère sa recommandation 'd'acheter ' le titre Renault. L'analyste souligne qu'après avoir connu une lourde correction en 2009, la demande pour le secteur automobile pourrait de nouveau croître en 2010, en raison d'une perspective de hausse de la croissance associée à la publication d'indicateurs encourageants.

 

ALSTOM : CM-CIC maintient sa recommandation d'acheter le titre Alstom avec un objectif de cours maintenu à 56 euros, suite à une réunion d'analystes. Le broker estime qu'après un deuxième trimestre attentiste et une période peu propice aux groupes de services aux collectivités, le second semestre devrait être meilleur avec un carnet de commande important, particulièrement dans le secteur ferroviaire et un retour à la croissance dans l'équipement énergétique.

 

STMICROELECTRONICS : Morgan Stanley déclasse STMicroelectronics de pondération neutre à sous-pondérer, en expliquant que si l'action va s'apprécier au cours des 6 à 12 prochains mois, elle le fera à un rythme plus lent que ses pairs couverts par la banque. Elle cite en outre une période prolongée de faible rentabilité pour le groupe et des risques d'intégration liés à sa coentreprise dans le sans fil. La banque observe également que le titre a bondi de 124% par rapport à ses points bas de mars, contre une hausse de 54% pour l'indice SOX des semi-conducteurs. "Sans un cycle produit solide pour apporter du soutien ou de bonnes surprises, nous estimons qu'une poursuite de la surperformance du titre sera difficile", note Morgan Stanley.

 

PERNOD RICARD : JPMorgan relève l'objectif de cours de Pernod Ricard de 43 euro à 47 euro, dans l'hypothèse d'une amélioration des marges et d'une diminution du fonds de roulement à moyen terme, les résultats annuels du groupe ayant montré une certaine résistance de la marge brute organique. Toutefois, "compte tenu de la croissance moins forte que pour la bière et de la moindre visibilité, nous ne voyons encore aucune raison d'investir à nouveau dans les valeurs des spiritueux". La banque maintient sa recommandation neutre sur le titre.

 

VIVENDI : RBS est passé d' achat à conserver sur Vivendi avec un objectif de cours réduit de 22,4 à 19 euros. Le bureau d'études souligne que la dernière saison de trimestriels a été marquée par des dégradations pour les entités cotées du groupe (Maroc Telecom et Activision Blizzard), un abaissement d'objectifs pour Universal Music et un faible semestre pour NBC Universal, dont Vivendi détient 20% du capital.

En conséquence, RBS abaisse de 6% son estimation de résultat net pour le groupe de télécommunications et de divertissement en 2009, à 2,65 milliards d'euros, ce qui représenterait une baisse de 3% en comparaison annuelle. Le bureau d'études voit cependant d'un bon œil les mesures prises par la direction pour faire face aux pertes de parts de marchés de sa filiale SFR dans la téléphonie mobile, et pense que l'action Vivendi est soutenue par un rendement de dividende de 7% qui lui semble soutenable en raison de ses flux de trésorerie.

 

 


 

 

VALEURS PREFEREES, OBJECTIF (GESTION)

 

 

 

Cours entrée

Date entrée

Clôture 11/09/09

OBJ

France Tel

17

20/04/2009

18,24

21,10

EDF

34

26/06/2009

37,61

43

GDF- Suez

30

23/04/2009

30,345

32

St-Gobain

33

17/06/2008

34,30

38

Sanofi

53,5

23/03/2009

48,095

50

Vivendi

17,10

25/06/2009

19,20

21