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Actualité

Lettre de marché du 06 avril 2009

 


INDICES

 

 

Clôture 27/03/09

Clôture 03/04/09

%Chg.

%YTD

Supports

Résistances

CAC 40

2840.62

2958.74

+4.15%

-8.06%

2830-2720

2965-3150

Eurostoxx 50

2118.76

2198.75

+3.78%

-10.31%

2100-2008

2170-2360

DAX 30

4203.55

4384.99

+4.32%

-8.84%

4135-3955

4355-4666

DowJones

7776.18

8017.59

+3.10%

-8.65%

7554-7240

7936-8292

Nasdaq

1545.20

1621.87

+4.96%

+2.84%

1503-1450

1602-1670

€/$

1.3289

1.3485

WTI Fut.

52.40

52.47

Gold

924.05

893.90

 


 

 

RESUME DE LA SEMAINE

 

Euphorie! Attention au lendemain de fête. Quatrième semaine de hausse après 4 semaines de baisses. Les investisseurs ne retiennent que les bonnes nouvelles et ignorent les mauvaises, et parient sur un avenir meilleur.

Quoi qu'il en soit, le scénario que nous avions retenu, à savoir une hausse rapide vers les 3150 points, se confirme. Mais, il ne faut pas perdre de vue que cette reprise brutale ne doit pas être considéré autrement qu'une reprise technique dans un marché baissier.

Les changements des normes comptables pour le secteur bancaire américain ont dopé les valeurs financières et les valeurs cycliques ont suivi le mouvement grâce au G20 qui a démontré la volonté politique commune de restaurer la confiance.

Les décisions du G20 sont intéressantes pour le futur, mais elles ne vont pas régler la crise actuelle par magie. On peut même être inquiet de voir autant de moyens donnés au FMI, il se peut que les dirigeants du G20 aient des informations montrant que la crise soit plus brutale encore que ce nous savons. En tout cas le message est clair : il ne faut pas laisser un état faire faillite.

Pour l'instant, nous ne pouvons que nous réjouir de la hausse des marchés qui pourrait s'amplifier si les résultats du premier trimestre s'avèrent moins mauvais que prévus pour les sociétés su S&P 500 ( -33.6% attendu par rapport au premier trimestre 2008). ALCOA ouvrira le bal mardi.

Statistiques américaines : Le moral des ménages américains s'est légèrement amélioré en mars, mais moins qu'attendu, et il reste proche de ses plus bas niveaux historiques. L'indice de confiance du consommateur est remonté à 26,0 contre 25,3 en février. Le chiffre de 25,0 initialement annoncé pour février marquait le plus bas historique de ce baromètre, créé en 1967. La contraction de l'activité économique s'est poursuivie dans la région de Chicago en mars, à un rythme plus marqué encore qu'attendu, montre l'enquête mensuelle menée auprès des directeurs d'achats par la branche régionale de l'Institute for Supply Management. Les prix des logements individuels étaient en janvier inférieurs de 19% au niveau du même mois de l'an dernier, un plongeon record, montre l'enquête mensuelle Standard & Poor's/Case-Shiller. Les commandes à l'industrie aux ont progressé de 1,8% au mois de février. Le consensus s'établissait à 1,5%. Au mois de janvier, les commandes avaient reculé de 3,5% (chiffre révisé de - 1,9%). Les suppressions d'emplois dans le secteur privé se sont accélérées le mois dernier, atteignant un chiffre sans précédent de 742.000, nettement supérieur aux attentes, montre l'enquête mensuelle du cabinet ADP. Le secteur privé avait détruit 706.000 emplois en février. le chiffre de mars est sans précédent depuis la création de l'enquête en 2001. L'activité dans le secteur manufacturier est remonté à 36,3 contre 35,8 en février. L'activité du secteur américain des services a poursuivi sa contraction en mars, à un rythme plus prononcé qu'attendu. L'indice d'activité est ressorti à 40,8 contre 41,6 en février. L'économie américaine a continué de détruire des emplois en mars, portant le nombre total de postes supprimés depuis le début de la récession, en décembre 2007, à plus de cinq millions. Selon les chiffres publiés vendredi par le département du Travail, 663.000 emplois ont été détruits le mois dernier, ce qui correspond globalement aux attentes des économistes. Le taux de chômage, est ressorti à 8,5%, son plus haut niveau depuis novembre 1983. Le taux de chômage aux Etats-Unis se situait à 8,1% en février.

 

Statistiques européennes : L'indice d'activité des services de la zone euro est remonté à 40,9 contre 40,1 en première estimation et 39,2 en février. Il dépasse les attentes puisque les économistes et analystes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un chiffre de 40,1. Les ventes au détail en Allemagne ont reculé de 0,2% en février par rapport au mois précédent, et de 5,3% en glissement annuel.

 

Selon l'OCDE, le produit intérieur brut cumulé de ses trente membres se contractera de 4,3% en 2009. La prévision de novembre tablait sur une baisse de 0,4%. Le taux de chômage passerait à 10% fin 2010, contre 6,9% à la fin janvier 2009. Pour la France l'OCDE table désormais sur une contraction de 3,3% du produit intérieur brut, soit un repli plus de deux fois plus marquer que celui attendu par le gouvernement français.

 

La Banque centrale européenne a baissé son principal taux directeur de 25 points de base à 1,25%. Les économistes s'attendaient à un geste plus important de la BCE, de l'ordre de 50 points de base.

 

Après des mois de réflexion, le FASB (Financial Accounting Standards Board) a modifié la règle du "mark-to-market" qui obligeait les institutions financières à évaluer leurs actifs à leur valeur de marché. L'application stricte de cette règle, qui suppose de fixer un prix correspondant à une vente forcée, est accusée d'avoir aggravé la crise des crédits "subprime". En effet, l'absence de liquidité sur le marché des produits dérivés de crédit (CDO, MBS et autres créances titrisées) a amené les banques au bord du gouffre, en les forçant à inscrire environ 1.000 milliards de dollars de dépréciations d'actifs dans leurs bilans et à lever des centaines de milliards de Dollars de capitaux depuis un an et demi. La nouvelle règle du FASB va donner plus de latitude aux banques pour déterminer la valeur de ces actifs, dans un cadre plus souple que celui d'une vente forcée... Elles pourront l'appliquer dès la publication des résultats du premier trimestre, mais pas de manière rétroactive. L'effet immédiat sera de gonfler (certains diront artificiellement) les résultats des banques américaines au premier trimestre. Des analystes interrogés par le Financial Times estiment que leurs profits pourraient ainsi bondir de 20% en moyenne grâce à des reprises de provisions pour dépréciation. Les détracteurs de cette mesure jugent qu'elle revient à masquer le problème des mauvaises créances, et qu'elle pourrait, de plus, inciter les banques à conserver ces actifs et donc à ne pas les apporter au programme de rachat d'actifs toxiques mis en place par le Trésor américain et ses partenaires privés. Normalement, les tests de solidité financière ("stress tests") menés actuellement par le Trésor devraient déterminer les besoins des banques en capitaux. Les premiers résultats sont attendus courant avril.

 

NOUVELLES DES SOCIETES

ACCOR : Accor a annoncé avoir racheté à Colony Capital au prix de 153 millions d'euros les 15% qu'il détenait dans le groupe Lucien Barrière, portant à 49% sa part au capital du groupe d'hôtels et de casinos.

SOCIETE GENERALE : La Société générale a indiqué s'attendre pour le premier trimestre 2009 à des dépréciations d'actifs supplémentaires et à une hausse de ses provisions pour risque de crédit d'une "amplitude" similaire à celle du dernier trimestre 2008 en raison de la crise.

 

LAFARGE : Lafarge, dont le projet d'augmentation de capital a été approuvé mardi par les actionnaires, s'attend à ce que les différents plans de relance aient un impact significatif sur son activité en 2010 et compte sur ses actions opérationnelles pour atténuer l'impact de la baisse des volumes attendue en 2009. Le groupe a indiqué lors de l'AGE tabler cette année au mieux sur une stabilité des volumes de ciment, au pire sur une baisse de 3%, contre un taux moyen de croissance de 5% au cours des années précédentes.

Modalités de l'augmentation de capital : 13 DS donnent le droit d'acheter 6 actions au prix unitaire de 16,65€. Du 2 avril au 15 avril. Les actions souscrites dans le cadre de l'augmentation de capital seront assimilées aux actions existantes après détachement du dividende.

 

 

 


 

 

DERNIERES RECOMMANDATIONS IMPORTANTES

 

AIR France : UBS a relevé sa recommandation de Vendre à Neutre, avec un objectif de cours inchangé de sept euros, à la suite du troisième profit warning lancé par la société pour l'exercice 2008/2009. Citigroup a abaissé son objectif de cours pour de 12,80 à 10,90 euros à la suite de l'avertissement sur résultats 2008-2009 lancé la semaine dernière par la compagnie aérienne. La banque maintient son avis Acheter en s'appuyant sur un scénario de reprise économique, dont Air France profiterait particulièrement, selon elle. Citigroup souligne que le niveau de liquidités du groupe est satisfaisant et que son bilan ne montre pas de besoin de refinancement.

 

VEOLIA : Deutsche Bank a abaissé son objectif de cours de 29 à 18 euros tout en réitérant sa recommandation de Conserver le titre en portefeuille. Morgan Stanley a abaissé l'objectif de cours de 18 à 15 euros, mais confirme sa recommandation Pondération Neutre. La banque estime que la crise économique pourrait avoir un impact plus marqué sur la rentabilité du groupe en 2009 que ne le reflète actuellement le consensus du marché.

 

Secteur bancaire : Goldman Sachs a ajouté Société Générale à sa liste de valeurs fortement recommandées à l'Achat pour refléter le niveau relativement élevé de protection vis-à-vis des créances douteuses, ainsi que la faible valorisation. Pour l'ensemble du secteur bancaire européen, Goldman Sachs estime que le degré de détérioration de la qualité des crédits sera le principal facteur discriminant entre les banques en 2009 et au-delà. L'intermédiaire abaisse l'objectif de cours de Crédit Agricole de 11,70 à 8,40 euros et celui de Natixis de 2,10 à 1,30 euros et a une recommandation Neutre sur les deux titres. Elle maintient son objectif de cours pour Société Générale à 41 euros.

 

France TELECOM : RBS a relèvé sa position de Conserver à Achat, avec un objectif de cours rehaussé de 18,40 à 19,70 euros.

 

ARCELOR : Bank of America/Merrill Lynch a entamé sa couverture sur le titre à l'Achat avec un objectif de cours de 25 euros. Le broker a intégré l'action dans sa première liste des valeurs préférées en Europe. Bien que les perspectives de demande pour ArcelorMittal soit clairement faible, le bureau d'études estime que le marché est en train d'extrapoler la tendance baissière tout en ignorant la reprise possible de la demande liée à la fin du processus de déstockage.

 

SANOFI : ING a abaissé son objectif de cours sur le titre de 41,40 euros à 35 euros. Le courtier maintient sa recommandation à Vendre. ING table sur une baisse de 28% des bénéfices du groupe entre 2009 et 2013 en raison de l'expiration des brevets.

 

PPR : JP Morgan a relevé son objectif de cours de 54 à 60 euros, en maintenant sa recommandation Sur pondérer.

 

MICHELIN : Société Générale a abaissé l'objectif de cours de 45 à 42 euros et réduit ses estimations de résultats pour les exercices 2009 et 2010 afin de refléter des charges de restructuration plus élevées. La banque confirme néanmoins sa recommandation d'Achat, tablant sur un redressement du marché et une nette amélioration des marges du groupe à partir de 2010.

 

VALLOUREC : Morgan Stanley a relevé sa recommandation de Sous pondérer à Pondération Neutre, mais maintient son objectif de cours à 70 euros. La banque estime que le risque de baisse du titre a maintenant fortement diminué. Les fondamentaux du groupe restent certes médiocres, mais la distribution d'un dividende et l'acquisition d'actions réalisée récemment par un administrateur devraient soutenir le cours de Bourse, note Morgan Stanley, ajoutant que les risques pour les résultats restent considérables.

 

L'OREAL : JP Morgan a réduit son objectif de cours de 60 à 54 euros, en maintenant sa recommandation Neutre. Le broker indique que les ventes restent sous pression et redoute que la marge opérationnelle poursuive son érosion. Par ailleurs, les mesures de réductions des coûts ne devraient pas se faire ressentir avant le deuxième semestre 2009-2010.

 

 

 


 

 

 

 

VALEURS PREFEREES, OBJECTIF (GESTION)

 

 

Cours entrée

Date entrée

Clôture 03/04/09

OBJ

Air France

26,64

16/10/2007

7.84

24

Danone

60

26/04/2007

37.66

54

EDF

64,79

22/02/2008

30.06

70

Bouygues

42,9

13/03/2008

30.38

53,90

Arcelor Mittal

33

05/09/2008

18.255

28

France Tel

19,89

17/04/2008

16.745

23,10

St-Gobain

44,94

17/06/2008

25,02

38

Sanofi

66

11/05/2007

41.50

52

Vivendi

24,09

14/03/2008

20.47

28,59

GDF- Suez

40

01/09/2008

24.66

44,70

 

 

OPPORTUNITES DE TRADING

 

Cours entrée

Date entrée

Clôture 03/04/09

OBJ

Sanofi

39.51

06/03/2009

41.50

43.79

GDF

25.41

31/03/2009

24.66

28.19

 

Nous avons acheté les actions GDF à 25.41 le 31 mars.