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Actualité

Lettre de marché du 04 mai 2009

 

 

INDICES

 

 

Clôture 17/04/09

Clôture 30/04/09

%Chg.

%YTD

Supports

Résistances

CAC 40

3102,85

3159,85

1,84%

-1,81%

3000-2905

3270-3360

Eurostoxx 50

2319,89

2375,34

2,39%

-3,11%

2250-2115

2360-2430

DAX 30

4674,32

4769,45

2,04%

-0,85%

4546-4379

4822-4940

DowJones

8076,29

8212,41*

1,69%

-6,43%

8130-7750

8400-8610

Nasdaq

1694,29

1719,20*

1,47%

9,02%

1660-1560

1740-1790

€/$

1,3242

1,3275

WTI Fut.

51,49

52,61

Gold

913,10

886,10

*Clôture du 1er mai 2009

 


 

 

 

 

RESUME DE LA SEMAINE

Les statistiques économiques dévoilées cette semaine aux Etats-Unis ont aidé le marché parisien à décrocher une huitième semaine de hausse consécutive. Ainsi le bilan des marchés financiers du plus bas annuel est assez impressionnant : le CAC gagne 28.16%, l'Eurostoxx 32.29%, le Dax 32.89%, le Dow 26,93% et le Nasdaq 35.85%. Attention à cette euphorie des marchés actions, qui a été alimentée par des statistiques macro-économiques et des résultats meilleurs que prévus (sur les 326 sociétés du S&P 500 qui ont publié leurs résultats, 66% ont dépassé le consensus, 9% sont en ligne et 25% ont déçu) et qui dans le contexte actuel pourrait être stoppée par le risque de pandémie de grippe porcine rebaptisé grippe A, dont le niveau vient d'être élevé au niveau 5 sur une échelle de 6 et des résultats du fameux « Stress Test » subi pas les banques américaines. Ainsi selon un rapport préliminaire de la Fed, au moins 6 des 19 banques américaines ayant subi ce « stress test », auraient besoin de fonds supplémentaires. Alors que quelques établissements auraient encore besoin d'injections de capitaux de la part du gouvernement US, la plupart des banques devraient simplement recourir à des conversions d'actions préférentielles en actions ordinaires. Par ailleurs, certaines banques pourraient faire appel des résultats préliminaires devant la Fed, contestant les estimations de besoins supplémentaires de fonds. Citigroup et Bank of America seraient notamment concernés.

 

Cette semaine les publications en France seront chargées en résultats trimestriels notamment avec BNP Paribas, Société Générale, Alcatel, Total, L'Oréal, GDF Suez, Veolia et Lafarge.

Jeudi la réunion de la BCE devrai de nouveau baisser ses taux directeurs de 25 points de bases le ramenant ainsi à 1%(cette baisse sera probablement la dernière).

 

Du côté des Etats-Unis il faudra suivre l'indice américain ISM d'activité du secteur des services ainsi que l'enquête mensuelle du cabinet privé ADP sur l'emploi américain, les chiffres de la productivité et demandes hebdomadaires d'allocations chômage et les statistiques de l'emploi en avril.

 

Statistiques américaines : Le PIB des Etats-Unis s'est contracté sur un rythme annualisé de 6,1% au 1er trimestre 2009, selon la première estimation fournie ce mercredi par le Département au Commerce. Ainsi, la correction est similaire à celle affichée sur le 4ème trimestre 2008 (-6,3%), et dépasse le consensus de place qui visait "seulement" 5% de baisse. La contraction observée sur deux trimestres est ainsi la pire en 60 ans. Les détails du PIB du 1er trimestre font ressortir les contributions négatives du déclin des stocks et des investissements des entreprises, et les contributions positives des dépenses de consommateurs (+1,5%) et des dépenses en biens durables et non-durables, ainsi que des dépenses de services.

 

Depuis la dernière réunion du mois de mars dernier, le Comité monétaire de la Banque centrale US explique que l'économie a continué de s'affaiblir même si le rythme de la contraction semble être plus lent. Les dépenses des ménages se sont quelque peu stabilisé, mais reste limitées par les pertes d'emplois, la baisse de les prix de l'immobilier qui impactent leur richesse, et le resserrement des conditions de crédit.

La faiblesse des perspectives de ventes et les difficultés à obtenir des crédits ont poussé les entreprises à réduire leurs stocks, les investissements et l'embauche de personnel. Bien que les perspectives économiques se soient améliorées modestement en mars depuis la réunion, reflétant en partie l'amélioration de l'environnement sur les marchés financiers, l'activité économique est susceptible de rester faible pour encore un certain temps. Néanmoins, le Comité continue de prévoir que les actions politiques visant à stabiliser les marchés financiers et les institutions, que les plans de relances fiscaux et monétaires, et que les forces du marché contribuent à une reprise progressive de et durable de la croissance économique dans un contexte de stabilité des prix.

À la lumière des conditions économiques prévalant un peu partout dans le monde et aux USA, le Comité s'attend à ce que l'inflation reste modérée. En outre, le Comité estime que l'inflation pourrait rester faible pendant un certain temps, ce qui pourrait favoriser la croissance économique et la stabilité des prix à plus long terme.

 

Selon le Conference Board, l'indice de confiance des consommateurs américains a grimpé à 39,2 en avril 2009, contre 26,9 en mars. Un gain particulièrement copieux de 12,3 points qui constitue l'un des records de l'étude. Rappelons que cet indice de confiance du Conference Board avait touché un plancher de 25,3 en février, avant une modeste reprise en mars. Le consensus des économistes pour avril était établit à 30,5.

 

Selon Standard & Poor's, le rythme de déclin des prix dans l'immobilier résidentiel américain s'est ralenti en février 2009. L'étude S&P/Case-Shiller publiée semble donc laisser un espoir, puisqu'alors que les prix poursuivent leur recul sur les logements existants, "pour la première fois depuis 16 mois, cependant, le déclin annuel des indices 10-City et 20-City composites n'a pas affiché un nouveau record". L'indice "10-City", qui représente la variation des prix sur les dix principales zones métropolitaines, a plongé tout de même de 18,8% en février, en glissement annuel. Le "20-City" a chuté de 18,6%. Pour comparaison, en janvier, les deux indicateurs avaient dévissé respectivement de 19,4% et 19%. Les prix de l'immobilier dans l'ancien aux Etats-Unis sont donc revenus sur leurs niveaux du 3ème trimestre 2003. Depuis le pic enregistré mi-2006, le 10-City a plongé de 31,6% et le 20-City de 30,7%. Autrement dit, depuis les sommets historiques de 2006, les prix dans l'ancien ont globalement chuté d'un tiers aux Etats-Unis.

 

Selon le Département au Commerce américain, les dépenses réelles de consommation en mars 2009 ont reculé de 0,2%, après +0,9% en janvier et +0,1% en février aux Etats-Unis. Les revenus nominaux ont régressé de 0,3% en mars avec les salaires.

 

Les inscriptions initiales au chômage pour la semaine close au 25 avril 2009 sont ressorties en baisse de 14.000, à 631.000 selon le Département au Travail. Le consensus de place était de 645.000. Les inscriptions sur la semaine antérieure avaient grimpé de 32.000 à 645.000.

L'indice d'activité manufacturière régionale PMI de Chicago a grimpé à 40,1% en avril 2009, contre 31,4% en mars, soit sa plus forte progression depuis 1983. L'indice a progressé avec les composantes productions, commandes nouvelles et emploi. Il reste toutefois encore inférieur à la barre des 50, séparation entre contraction et expansion de l'activité.

 

Selon l'Institute for Supply Management américain, l'indice ISM manufacturier US a progressé à 40,1 sur le mois d'avril 2009 contre 36,3 en mars. Le consensus tablait sur une hausse à 38,3. L'indicateur des commandes nouvelles a grimpé de 6 points à 47,2. L'indice de la production est ressorti en hausse de 4 points à 40,4. L'indice de l'emploi a augmenté de 6,3 points à 34,4. L'indice des prix a progressé de 1 point à 32.

Selon le Département au Commerce américain, les commandes industrielles nouvelles ont reculé de 0,9% en mars 2009 aux États-Unis, contre une hausse de 1,8% le mois d'avant. Le consensus visait une baisse de 0,5% pour mars.

L'indice Reuters / Université du Michigan du sentiment des consommateurs américains est ressorti en hausse à 65,1 en avril 2009 (61,9 en première lecture), contre 57,3 en mars 2009. Le consensus tablait sur un indice à 61,9

 

Les constructeurs d'automobiles ont annoncé le montant de leurs ventes sur le mois d'avril. Toyota Motor a indiqué que ses ventes d'avril ont chuté de 42% par rapport au mois d'avril 2008. De son côté, Nissan Motor annonce un recul de 38% de ses ventes. Ford Motor affiche une baisse de 32% de ses ventes pour avril alors que Chrysler et General Motors affichent des baisses de 34%. Les ventes d'avril d'Honda Motor reculent de 25%. Enfin, les ventes de Mercedes US ont reculé de 31% et les ventes de Porsche ont baissé de 35%.

 

Statistiques européennes : L'indice du climat des affaires européen a progressé pour la première fois en 11 mois en avril, en passant de 64,7 en mars à 67,2.

 

Pétrole : l'Opep a fait savoir que le niveau des 50$ n'était pas approprié et que le Cartel souhaitait plutôt un prix supérieur à 70$ le baril. Le secrétaire général de l'OPEP El Badri a ainsi précisé que les 50$ ne couvraient pas les frais d'investissements futurs. Interrogé sur une éventuelle baisse de la production à l'occasion de la prochaine réunion de l'Opep du 28 mai, ce dernier a estimé qu'il était trop tôt pour dire quelle décision serait prise tout en rappelant "qu'il restait 700.000 b/j à retirer du marché pour que les décisions prises fin 2008 à Oran atteignent un niveau d'application de 95%". Depuis septembre dernier, l'OPEP a réduit sa production de 4,2 mb/j.

NOUVELLES DES SOCIETES

BNP Paribas : Les actionnaires néerlandais de Fortis NV ont approuvé mercredi à 77,65% des voix la cession à BNP Paribas SA, pour 10,4 milliards d'euros, des actifs bancaires belges de Fortis. BNP Paribas pourra donc reprendre 75% des activités de Fortis Banque Belgique et environ 18% de la division assurance du groupe. De son côté, Fortis Holding conservera la majorité des actifs belges d'assurance du groupe, de même que ses activités d'assurance internationale.

 

ARCELOR-MITTAL : Arcelor-Mittal a dévoilé mardi les modalités définitives de son émission d'actions ordinaires et d'obligations convertibles seniors d'environ 3,5 milliards de dollars, dont le montant pourrait atteindre quatre milliards de dollars en cas d'exercice de la totalité des options. Le sidérurgiste compte céder 125.143.915 actions ordinaires à un prix d'offre public de 17,10 euros (soit, 22,77 dollars) par action ordinaire. Une option a été accordée aux établissements garants leur permettant d'acquérir au maximum 15.738.719 actions ordinaires supplémentaires. Les obligations convertibles seniors porteront quant à elles un taux d'intérêt de 5%, avec une arrivée à maturité en mai 2014, pour un montant principal total de 700 millions de dollars.

 

SOCIETE GENERAL : Daniel Bouton, le président démissionnaire de la Société Générale, a affirmé qu'il ne toucherait aucune indemnité de départ, mais il percevra une retraite de 730.000 euros par an à compter d'avril 2010. M. Bouton a annoncé qu'il avait démissionné de la banque et que son successeur serait élu le 6 mai. Interrogé par le Figaro sur le montant de son indemnité de départ, il a répondu: "zéro". Malgré ce départ anticipé, M. Bouton, qui est âgé de 59 ans, pourra percevoir sa retraite annuelle de 730.000 euros à compter d'avril 2010, date de son 60éme anniversaire.

 

Société Générale a démenti un article de presse du quotidien Libération selon lequel la banque pourrait accuser une perte de 5 à 10 milliards d'euros à cause d'investissements hasardeux réalisés par sa filiale de gestion d'actifs, SGAM Alternative Investments.

"Société Générale dément formellement les affirmations de Libération publiées ce jour", a écrit la banque dans un communiqué. Mais l'affaire a tout de même soulevé quelques questions avant l'annonce des résultats du groupe pour le premier trimestre, prévue le 7 mai.

 

SAINT-GOBAIN : Saint-Gobain a publié un chiffre d'affaires consolidé au premier trimestre 2009 de 8,782 milliards d'euros, soit un recul de -14,8% à structure réelle, et de -12,9% à taux de change constants. L'évolution du périmètre de consolidation représente une augmentation de 1,9% du chiffre d'affaires, mais est presque intégralement compensée par un effet de change négatif (-1,8%).

A structure et taux de change comparables, le chiffre d'affaires du groupe baisse donc de 14,9%. Les prix de vente restent bien orientés (+2,3%), tandis que les volumes sont en forte baisse (-17,2%). Le décrochage de l'activité constaté au trimestre précédent s'est accentué sous l'effet de la poursuite de la dégradation de l'environnement économique. De plus, l'activité des deux premiers mois de l'année a été pénalisée- en Europe comme aux Etats-Unis - par des conditions météorologiques très défavorables.

Tandis que les marchés de la construction ont poursuivi leur recul, l'ensemble des marchés industriels a accentué le mouvement de repli constaté au quatrième trimestre 2008. Seul le marché de la consommation des ménages reste relativement moins touché par la dégradation de la conjoncture. Tous les pôles ont été fortement affectés par la crise et affichent une forte baisse de leurs volumes de vente. Les prix, en revanche, restent bien orientés. Le Pôle Matériaux Innovants affiche la plus forte baisse de chiffre d'affaires, à -21,4%, devant les chiffre d'affaires du Pôle Produits pour la Construction (PPC) recule de 14,0% de même que le Pôle Distribution Bâtiment. Le Pôle Conditionnement recule de 3,7%.

En termes géographiques, la France voit son chiffre d'affaires reculer de 13,2% et les autres pays d'Europe occidentale accusent une baisse encore plus prononcée, à -19,1%. En Amérique du Nord, le chiffre d'affaires baisse de 12,6%. L'Asie et les pays émergents sont également fortement touchés par la crise économique et connaissent un recul de 13,7%.

Après un premier trimestre déprimé sur l'ensemble des marchés mondiaux, et dans un contexte toujours aussi incertain, le groupe ne perçoit pas, à ce stade, d'éléments tangibles lui permettant d'affirmer que la crise économique a atteint son point bas. Dans ce contexte, et compte tenu notamment d'une base de comparaison élevée, l'ensemble du premier semestre 2009 sera particulièrement difficile.

 

SANOFI-AVENTIS : Sanofi Aventis a annoncé mercredi des résultats meilleurs que prévu au premier trimestre, soutenus par ses grands médicaments et ses vaccins, de sorte que le groupe pharmaceutique a confirmé ses prévisions pour la totalité de l'exercice.

Dans un communiqué, le n°4 mondial de la pharmacie a aussi annoncé l'arrêt de 14 de ses projets, dont quatre en phase III parmi lequel le Saredutant (dépression), quatre en phase II et six en phase 1. Le résultat opérationnel a crû de 14,9% à 2.898 millions (2.636 millions prévus par le consensus Reuters) et le résultat net part du groupe de 15,7% à 2.178 millions (1.951 millions d'euros prévus). Dans le même temps, le bénéfice net ajusté par action hors éléments particuliers a augmenté de 16,8% à 1,67 euro (1,52 euro escompté) et les ventes de 2,5% à 7.107 millions (7.047 millions attendu par les analystes). A changes constants et compte tenu de l'impact des variations de périmètre, notamment de l'arrêt de la commercialisation de Copaxone par le groupe en Amérique du Nord depuis le 1er avril 2008, le chiffre d'affaires est en légère baisse de 0,2%. Le groupe pense toujours pouvoir réaliser pour la totalité de l'exercice une croissance de son bénéfice net par action ajusté, hors éléments particuliers, d'au moins 7%, à taux de change constants, sauf événement adverse majeur.

 

France TELECOM : France Télécom a réalisé au premier trimestre un EBITDA de 4,3 milliards d'euros, en recul de 7,1%. Son repli s'élève à 4,4% en données à base comparable. Toujours sur cette base, le taux d'EBITDA est ressorti à 33,9%, en baisse de 1,7 point, ce que l'opérateur explique principalement par l'augmentation des achats de contenus. Le chiffre d'affaires a atteint 12,685 milliards d'euros, en hausse de 0,4% en comparable. Les analystes interrogés par Reuters visaient en moyenne un EBITDA de 4,403 milliards d'euros et un chiffre d'affaires de 12,73 milliards d'euros. Commentant cette publication, Didier Lombard, P-DG de France Télécom a déclaré : « Malgré la pression du contexte économique général sur le comportement des consommateurs et des entreprises, le Groupe confirme son objectif d'un cash-flow organique de 8 milliards d'euros pour l'année 2009 ». « En cas de nouvelle détérioration de l'environnement économique, les investissements pourraient être revus en baisse, afin de préserver la génération de cash-flow organique », a précisé l'opérateur télécoms.

 

CAP GEMINI : La société de services informatiques Capgemini annonce un chiffre d'affaires stable au premier trimestre et maintient ses objectifs pour le premier semestre, mais ne fournit toujours pas de prévisions pour la seconde partie de l'année. Le chiffre d'affaires du premier trimestre s'est établi à 2,2 milliards d'euros, contre 2,18 milliards d'euros l'année dernière à la même période, soit une hausse de 0,9% à données publiées et une contraction de 0,3% à taux de change et périmètre constants. Les analystes interrogés par Dow Jones Newswires tablaient sur un chiffre d'affaires stable à 2,18 milliards d'euros. Le groupe fait part de prises de commandes s'élevant à 2,22 milliards d'euros au premier trimestre, contre 2,17 milliards il y a un an. Elles sont en hausse de 40% dans l'infogérance, mais en baisse de 9% en moyenne dans les trois autres métiers que sont le conseil, l'intégration de systèmes et les services de proximité, "du fait d'un certain attentisme de nos clients dans le lancement de nouveaux projets", précise Capgemini dans un communiqué. Compte tenu de ces éléments, la SSII réitère sa prévision d'un chiffre d'affaires semestriel "en légère décroissance" d'environ 2% à taux de change et périmètre constants, et d'un taux de marge opérationnelle supérieur à 6,5% contre 7,6% au premier semestre 2008.

Le groupe indique par ailleurs qu'il proposera à l'assemblée générale la distribution d'un dividende de 1 euro par action.

 

RENAULT : Renault a fait état d'une baisse de 30,8% de son chiffre d'affaires total au premier trimestre 2009 à 7,08 milliards d'euros. Le chiffre d'affaires de l'Automobile accuse une chute de 31,8% à à 6,634 milliards d'euros, à périmètre et méthodes identiques, "dans un marché automobile fortement impacté par la crise et du fait de la poursuite de la réduction des stocks dans le réseau de distribution". Les analystes interrogés par Reuetrs tablaient en moyenne sur un chiffre d'affaires total de 7,57 milliards d'euros.

Les ventes mondiales du groupe ont baissé de 22,4 %, "en ligne avec l'évolution du marché mondial", a indiqué le constructeur. Les stocks de véhicules neufs sont en réduction de 34 % par rapport au premier trimestre 2008.

 

 


 

DERNIERES RECOMMANDATIONS IMPORTANTES

 

 

 

SCHNEIDER : Citigroup abaisse sa recommandation sur Schneider Electric d'acheter à conserver pour tenir compte de la possibilité d'une phase de baisse de la demande relativement prolongée. La banque explique néanmoins que les mesures de réduction des coûts devraient doper les bénéfices du groupe, mais que ses résultats devraient rester relativement médiocres à court terme. Il maintient son objectif de 58 euro sur le titre.

 

CAPGEMINI : HSBC déclasse Capgemini de surpondérer à neutre, car l'érosion de l'économie pourrait avoir un impact négatif sur l'activité de la société, "à un degré plus important que ne le prévoit le groupe au premier semestre 09". La banque ajoute que le manque persistant de visibilité pourrait empêcher le groupe de fournir des prévisions pour le second semestre. Elle estime cependant que Capgemini est l'un des acteurs du secteur les plus à même de répondre à la demande de prix plus bas exprimée par les clients, tout en maintenant un niveau de rentabilité élevé, grâce à son organisation efficace. L'objectif de cours est fixé à 30 euro.

 

AIR LIQUIDE : La réaction négative de l'action Air Liquide à la révision en baisse des prévisions de résultats du groupe "pourrait être une bonne occasion" pour acheter des titres, estime Société Générale. La banque souligne la décote du titre par rapport à ses pairs et ajoute que la décision du groupe de faire preuve de plus de réalisme en matière de prévisions n'est pas une surprise. Société Générale fixe un objectif de cours de 70 euro.

 

France TELECOM : Dans une note consacrée au secteur des télécoms européens, Crédit Suisse fait part du maintien de sa recommandation de Sous-performer le titre France Telecom avec un objectif de cours également maintenu à 19 euros.

 

MICHELIN : Exane BNP Paribas relève sa recommandation sur Michelin de sous-performance à neutre, après l'annonce par le groupe d'une baisse de 14% de son chiffre d'affaires, conforme aux attentes, et la confirmation d'un objectif de génération de flux de trésorerie disponible positif en 2009. Le courtier cite la sous-performance de 10% du titre par rapport au secteur cette année, un "mix-prix" meilleur qu'escompté, et des signes positifs concernant le déstockage. "Toutefois, ce n'est pas encore suffisant pour voir Michelin sous un jour positif, car le test décisif portant sur la politique de prix reste à venir, et nous craignons que la rentabilité au premier semestre ne déçoive", note Exane. Le courtier qualifie d'ambitieux l'objectif de réduction des stocks du groupe. Exane relève de 7% son objectif de cours, à 38 euros.

Citigroup relève sa recommandation sur Michelin de vendre à conserver et augmente son objectif de cours de 28 euros à 40 euros, "un point de retournement pour le secteur des pneus de voiture étant en vue". "Compte tenu du sentiment grandissant que le point bas de l'activité a été atteint, nous pensons qu'il est temps de se montrer un peu plus constructif sur le titre", explique la banque. Elle ajoute que la tendance baissière des estimations devrait prendre fin avec un second semestre caractérisé par des prix des matières premières plus bas, une faible diminution des volumes et une poursuite de l'amélioration du mix.

 

SAINT-GOBAIN : Credit Suisse a confirmé son opinion de Surpeformance et son objectif de cours de 33 euros sur Saint-Gobain à la suite de la publication du chiffre d'affaires du premier trimestre. Ce dernier accuse un repli de 14,8%. Il ressort 4% au-dessous de la prévision du broker et 1% au-dessous du consensus. Le bureau d'études reste cependant positif sur le titre en raison du redémarrage attendu de l'économie américaine et par conséquent du marché de la construction américain. En raison également de sa faible valorisation, qui offre un rabais de 20% vis-à-vis du secteur et de la sécurité de son bilan.

UBS relève l'objectif de cours de Saint-Gobain de 23,50 euros à 27,50 euros après la publication par le groupe d'un chiffre d'affaires du premier trimestre conforme aux attentes bien que terne. La banque souligne que la hausse des prix passée par le groupe sur la période constitue une bonne surprise. Mais elle note que le groupe ne considère pas encore que le plus fort de la crise a été atteint et qu'il prévoit un premier semestre particulièrement difficile. UBS maintient son avis neutre sur le titre.

 

SANOFI : Credit Suisse réaffirme son opinion surperformance et son objectif de cours de 50 euros sur sanofi-aventis, au lendemain de la publication des résultats trimestriels du géant pharmaceutique français.

Sanofi-Aventis a dépassé les attentes au premier trimestre, note Société Générale. La banque ajoute que les résultats de l'examen des activités de recherche et développement semblent plutôt positifs, la seule petite déception venant de l'absence de commentaires concernant les perspectives de reconstitution du portefeuille. Elle maintient sa recommandation d'achat sur le titre avec un objectif de cours de 57 euros.

 

ARCELOR MITTAL : Citigroup a maintenu mardi sa recommandation d'achat et son objectif de cours de 18 euros sur Arcelor Mittal à la suite de la publication des résultats trimestriels du sidérurgiste américain US Steel. Le bureau d'études estime que le producteur d'acier US a relancé les craintes autour de sa situation financière 1 en restructurant ses covenants bancaires, 2 en lançant une augmentation de capital, 3 en annonçant un emprunt convertible, 4 en réduisant ses investissements et 5 en abaissant le montant de son dividende.

Credit Suisse a relevé son objectif de cours sur ArcelorMittal de 30 dollars (22,5 euros) à 35 dollars (26,3 euros) tout en maintenant son opinion de Surperformance. Le broker estime que les faibles chiffres publiés par le sidérurgiste semblent avoir été éclipsés par l'opération sur capital qui modifie favorablement son profil de risque. Le bureau d'études a réduit ses prévisions de résultats pour tenir compte de la dilution de 8% du capital. Le courtier continue de juger le titre peu cher. Il a relevé son objectif de cours pour refléter la baisse du risque de l'action.

 

RENAULT : Royal Bank of Scotland a réaffirmé sa recommandation d'Acheter le titre Renault avec un objectif de cours également maintenu à 30 euros après un point d'activité trimestriel. Le courtier indique que Renault a dévoilé des revenues en deçà des attentes du consensus mais le groupe a rassuré les marchés sur 4 fronts. Ainsi, le constructeur a abaissé ses stocks, limité la consommation de trésoreries, augmente ses estimations de production et son plan de départs volontaires. Toutefois, Renault a dévoilé des revenus en baisse à 7 milliards d'euros contre 7,5 milliards d'euros attendu par les analystes. Cela n'a pas empêché RBS de relever ses estimations de free cash flow.

 

 


 

 

 

VALEURS PREFEREES, OBJECTIF (GESTION)

 

 

Cours entrée

Date entrée

Clôture 30/04/09

OBJ

France Tel

17,00

20/04/2009

16,87

23,10

EDF

64,79

22/02/2008

35,31

70

Arcelor Mittal

33

05/09/2008

18.00

28

St-Gobain

33

17/06/2008

27,425

38

Sanofi

53,5

23/03/2009

43,77

50

GDF- Suez

30

23/04/2009

27,30

32