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INDICES
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| Clôture 23/01/09 | Clôture 31/01/09 | %Chg. | %YTD | Supports | Résistances |
| CAC 40 | 2849,14 | 2973,92 | +4,38 | -7,58 | 2840-2675 | 3110-3410 |
| Eurostoxx 50 | 2147,87 | 2236,98 | +4,15 | -8,75 | 2130-1850 | 2338-2610 |
| DAX 30 | 4178,94 | 4338,35 | +3,81 | -9,81 | 4160-4072 | 4360-4666 |
| DowJones | 8077,56 | 8000,86 | -0,95 | -8,84 | 7936-7420 | 8520-8750 |
| Nasdaq | 1477,29 | 1476,42 | -0,06 | -6,38 | 1434-1398 | 1573-1670 |
| €/$ | 1,2984 | 1,2826 |
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| WTI Fut. | 45,98 | 41,75 |
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RESUME DE LA SEMAINE
Les statistiques économiques de cette semaine montrent la gravité de la crise économique que nous traversons. Le taux de chômage augmente aux Etats-Unis en Europe et au Japon. Les plans de licenciements qui ont été annoncé cette semaine par Caterpillar, Home Depot, Pfizer, Black&Decker, Kodak ou Stm ne vont certainement pas faire baisser le nombre de demandeurs d'emplois dans le monde dans les prochaines semaines. Si l'on en croit les dernières prévisions du FMI et du BIT, l'année va être noire sur l'ensemble de la planète avec des croissances négatives dans les pays développés et des croissances en fortes baisses dans les pays émergents avec une augmentation exponentiel du nombre de chômeurs.
Les résultats des sociétés américaines publiés cette semaine sont mi figue mi raisin : très bons pour AMAZONE, bons pour HALLIBURTON, AMERICAN EXPRESS, TEXAS INSTRUMENTS, DUPONT, TRAVELLERS, SUN MICROSYSTEMS, YAHOO, CHEVRON et EXXON. Mauvais pour CATERPILLAR, DELTA AIRLINES, US AIRLINES, CONOCO PHILLIPS, WELL'S FARGO, AT&T, PROCTER&GAMBLE, STARBUCKS, QUALCOMM, et très mauvais pour KODAK et BLACK&DECKER.
En France, deux valeurs de l'Indice CAC40 ont dévoilé leurs résultats annuels cette semaine. Les deux sociétés (STM et DEXIA) ont publié des pertes (non audités pour DEXIA). Si l'on tient compte des estimations de résultats dévoilés par SOCIETE GENERALE (2 milliards) la semaine dernière et par BNP (3 milliards) cette semaine, le compteur des résultats pour le CAC40 affiche +2.1 milliards d'euros. La semaine prochaine, ALCATEL publiera ses résultats le 4 février, LVMH le 5, et UNIBAIL le 6.
Sur les marchés, la morosité de la semaine dernière avait fait place à un vent d'optimisme en début de semaine grâce notamment à un Indice IFO meilleur qu'attendu et aux ventes de logements anciens aux Etats-Unis qui ont progressées contrairement aux attentes. Cette baisse des stocks de logements pourrait être le signal d'un début d'assainissement du marché immobilier américain. Malheureusement, la fin de semaine fut beaucoup plus laborieuse ramenant l'Indice CAC40 sous les 3000 points.
Les marchés sont actuellement dans une phase de consolidation entre des supports extrêmement importants et des résistances solides.
La semaine prochaine sera marquée par le débat du plan OBAMA par le sénat américain. La Chambre des Représentants l'ayant adopté mais sans la moindre voix républicaine. Si ce plan n'était pas voté la bourse américaine pourrait tester à nouveau ses plus bas de novembre. Au plan des indicateurs, ceux de l'emploi, ADP compris (publié mercredi), seront très attendus la semaine prochaine. Quant au taux de chômage officiel, publié vendredi, il est attendu à 7,5%, au plus haut depuis septembre 1992, contre 7,2% en décembre. Les économistes attendent par ailleurs 524.000 pertes d'emploi le mois dernier, comme en décembre.
Statistiques américaines : Les ventes de logements anciens ont augmenté de 6,5% en décembre à 4,74 millions d'unités, mais le prix médian des logements a reculé pour le sixième mois consécutif à 175.400 dollars. Les données de novembre ont en revanche été révisées à la baisse. Les reventes de logements ont finalement été de 4,45 millions, contre 4,49 millions en première évaluation, soit un recul de 9,4% contre 8,6% initialement annoncé. Sur un an, à fin décembre, le prix médian des logements anciens a reculé de 15,3%, ce qui constitue, comme le mois précédent déjà, le recul le plus important depuis que la fédération a commencé à publier cette série statistique en 1968. L'indice composite des indicateurs économiques, censé préfigurer l'évolution de la conjoncture dans les six mois à venir, a rebondi de 0,3% en décembre, après un recul de 0,4% le mois précédent, prenant à revers les prévisions des analystes, qui tablaient sur un recul de 0,3%. Les ventes de maisons neuves ont reculé de 14,7% au mois de décembre. Ce chiffre représente la plus forte baisse de cette statistique depuis 15 ans. Le volume des ventes s'est établi à 331 000 en rythme annuel sur le dernier mois de l'année, à un plus bas historique depuis 1963, la date de la mise en place de cette statistique. A noter que ce chiffre ressort largement en dessous des attentes du consensus, qui tablait sur 400 000. Les ventes de maisons du mois de novembre ont par ailleurs été revues à la baisse, à 388 000 contre 407 000 en première estimation. Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont progressé à 588 000 pendant la semaine du 24 janvier, contre 585 000 la semaine précédente, selon les chiffres du département du Travail. Les économistes attendaient un chiffre de 580 000 inscriptions. Les commandes de biens durables ont reculé de 5,7% en 2008, avec une baisse de 2,6% en décembre. Le consensus tablait sur une baisse de 2% seulement sur le dernier mois de l'année. Le PIB s'est contracté de 3.8% au 4eme trimestre en rythme annuel. Cette baisse est la plus importante depuis le premier trimestre 1982. Cette première estimation pourrait être revue à la baisse car la variable stocks qui a tempérée la baisse est la variable qui est la plus modifiée lors des chiffres définitifs. Hors stocks, le PIB s'est contracté de 5,1% sur les trois derniers mois de l'année 2008. Au total sur l'ensemble de l'année 2008, la croissance américaine s'est élevée à seulement 1,3%. L'indice de confiance des consommateurs du Conférence Board, qui avait déjà reculé en décembre 2008, s'est enfoncé encore plus bas en janvier à 37,7, contre 38,6 en décembre. L'indicateur de la situation présente a décliné légèrement à 29,9, contre 30,2 le mois dernier. Et, l'indicateur relatif aux attentes des consommateurs a régressé à 43, contre 44,2. Selon Lynn Franco du Conference Board, l'indice continue d'évoluer sur des plus bas (depuis sa création en 1967) et il semble que les consommateurs débutent la nouvelle année avec le même degré de pessimisme que durant les derniers mois de 2008.
Le moral des consommateurs s'est établi en janvier à son plus haut niveau depuis quatre mois, tout en restant globalement bas, selon l'enquête publiée vendredi par Reuters/Université du Michigan. Son indice définitif pour janvier s'est établi à 61,2 contre 60,1 en décembre. Le chiffre définitif est en légère baisse par rapport à l'estimation préliminaire de 61,9.
Statistiques européennes : L'indice IFO du climat des affaires en Allemagne s'est légèrement redressé en janvier, à 83 contre 82,7 en décembre 2008. Cette accalmie succède à 7 mois consécutifs de baisse de l'indice depuis le mois de mai. Les économistes s'attendaient en moyenne à un nouveau repli en janvier autour de 81. Le taux de chômage en Allemagne a progressé de près d'un point de pourcentage en janvier, s'élevant à 8,3% de la population active, contre 7,4% en décembre. Le taux d'inflation de la zone euro est tombée en janvier à son plus bas niveau depuis près de 10 ans. Les prix de détail ont augmenté de 1,1% en rythme annuel en janvier dans la zone euro, contre 1,6% en décembre et 2,1% en novembre. Le taux de chômage dans la zone euro a atteint au mois de décembre son plus haut niveau depuis deux ans, s'établissant à 8% après 7,9% en novembre.
Au Japon le tableau est également très noir : la production industrielle s'est effondrée de 9,6% sur un mois, nouveau record historique, le taux de chômage a bondi d'un demi-point à 4,4% et la consommation des ménages a chuté de 4,6%.
Depuis la dernière réunion du mois de décembre dernier, la Réserve Fédérale explique que l'économie a continué de s'affaiblir. La production industrielle, les mises en chantier, et l'emploi ont continué de baisser fortement alors que les consommateurs et les entreprises ont réduit leurs dépenses. De plus, la demande mondiale semble se ralentir de manière significative ajoute le Comité dans son communiqué. Si les conditions dans certains marchés financiers se sont améliorées, reflétant en partie les efforts du gouvernement pour fournir de la liquidité et renforcer les institutions financières, la Fed note néanmoins que les conditions de crédit pour les ménages et les entreprises restent extrêmement tendues. Le Comité prévoit une reprise progressive de l'activité économique plus tard dans l'année, mais les risques demeurent importants. Du coté de l'inflation, le Comité prévoit des pressions inflationnistes modérées au cours des prochains trimestres compte tenu de la baisse des prix de l'énergie et d'autres matières au cours des derniers mois mais aussi en raison du ralentissement économique. Pour faire face à la crise, la Réserve fédérale explique qu'elle va employer tous les outils disponibles pour favoriser la reprise d'une croissance économique durable et préserver la stabilité des prix. L'objectif de la politique menée par la Fed est de soutenir le fonctionnement des marchés financiers et de stimuler l'économie par des opérations d'"open market" et d'autres mesures destinées à maintenir le bilan de la Réserve fédérale à un niveau élevé.
Ainsi, la Fed continue à acheter de grandes quantités de titres adossés à des prêts hypothécaires afin de fournir un soutien au marché immobilier. Ces achats se poursuivront tant que les conditions le justifient, précise le Comité. La Fed pourrait également acheter directement des titres du Trésor, si de telles opérations permettaient d'améliorer la situation sur le marché du crédit. La Réserve fédérale participera aussi à la mise en oeuvre du "Term Asset-Backed Securities" destiné à faciliter l'octroi de crédits aux ménages et aux petites entreprises.
Le FMI a revu en forte baisse son estimation de la croissance mondiale en 2009 : elle serait limitée à un 0.5% de hausse. Rappelons qu'au mois de novembre, la prévision du FMI était de +2,2%, et de +3,5% à la fin de l'été 2008. La contraction du PIB atteindrait -1,6% aux Etats-Unis, -2% en Zone euro, -2,6% au Japon et -2,8% en Grande Bretagne. Les pays émergents ne seront pas épargnés : leur prévision de croissance a été abaissée à +3,3% en 2009 (après +6,3% en 2008). La Chine resterait néanmoins la championne mondiale de la croissance avec +6,7% cette année, après +9% en 2008 et +11,8% en 2007. Pour le Bureau international du travail, le nombre de chômeurs dans le monde atteindrait 230 à 250 millions, contre 190 millions en 2008 et 179 millions en 2007.
NOUVELLES DES SOCIETES
BNP : La banque a publié, en première estimation, un bénéfice net part du groupe d'environ 3 milliards d'euros sur l'exercice 2008 en dépit de la prévision d'une perte nette part du groupe d'environ 1,4 milliard d'euros sur le 4ème trimestre. Après un début d'automne catastrophique, le mois de décembre est redevenu positif pour la division banque d'affaires. Standard & Poor's a abaissé sa note de long terme de contrepartie de crédit de BNP Paribas de "AA+" à "AA". L'agence a aussi confirmé sa note de court terme "A-1+". S&P précise que cette dégradation reflète l'impact négatif des perturbations actuelles de marché, et du cycle économique global en rapide détérioration. La perspective de rating demeure négative.
Le gouvernement belge a annoncé vendredi matin un nouvel accord sur la vente à BNP d'actifs belges de la holding financière Fortis, dans lequel le groupe français renonce à racheter l'essentiel des activités d'assurance. Selon le nouvel accord, BNP se contentera de prendre une participation minoritaire de 10% dans les activités d'assurance, pour un montant de 550 millions d'euros. Les accords initiaux de démantèlement de Fortis, orchestrés par l'Etat belge en octobre, prévoyaient que BNP prenne le contrôle à 100% des assurances belges de Fortis. Mais ce démantèlement est contesté par les actionnaires, qui ont obtenu de la justice belge le droit de se prononcer lors d'une assemblée générale prévue le 11 février. C'est pour éviter un vote négatif que l'accord avec BNP a été renégocié. Le groupe français conserve en revanche en l'état son projet de prise de contrôle à 75% de la filiale bancaire belge Fortis Banque, qui l'an dernier avait été nationalisé provisoirement à 100% par l'Etat belge. Ce dernier doit être payé en actions BNP, à hauteur d'environ 11,7% du capital. Le nouvel accord réduit aussi la part que conservera la holding Fortis, seule entité cotée en Bourse, dans un portefeuille réunissant les actifs les plus risqués, et que BNP avait refusé de reprendre intégralement.
DEXIA : Dexia a annoncé dans un communiqué attendre une perte nette estimée à 3 milliards d'euros sur son exercice 2008. Au quatrième trimestre, cette perte devrait s'établir à 2,3 milliards d'euros, précise le groupe. L'établissement avance deux éléments contribuant à ce résultat : d'une part, une perte nette estimée à 1,7 milliard d'euros au titre des activités d'assurance de FSA en cours de cession, et d'autre part, 1,2 milliard d'euros résultant de provisions et de réductions de valeur supplémentaires liées à la crise financière. Dexia précise en outre que le conseil d'administration a décidé de proposer aux actionnaires de ne pas verser, à titre exceptionnel, de dividende 2008.
ACCOR : Accor a annoncé avoir procédé avec succès au placement d'un emprunt obligataire d'un montant de 600 millions d'euros, à taux fixe, d'une durée de 5 ans assorti d'un coupon de 7,50%. Dans un communiqué, le groupe hôtelier dit avoir réalisé cette émission "dans de bonnes conditions compte tenu de son faible niveau d'endettement et de son rating long-terme BBB avec perspective stable donné par Fitch et Standard & Poor's". Le fonds Colony Capital et la société Eurazeo détiennent de concert 28,18% du capital et 25,17% des droits de vote du groupe hôtelier, a annoncé jeudi l'Autorité des marchés financiers dans un avis financier.
ESSILOR : Le chiffre d'affaires provisoire d'Essilor s'inscrit à 3 074,5 millions d'euros au 31 décembre 2008, en hausse de 5,7 % par rapport à 2007. Hors effet de change, la croissance du chiffre d'affaires est de 9,7 %. La direction d'Essilor confirme pour 2008 une augmentation de ses résultats et, notamment, une progression en valeur de sa marge de contribution. Le groupe vise une progression de son chiffre d'affaires 2009 hors change dont la composante Acquisitions sera prédominante. La solidité du bilan d'Essilor lui permettra, en effet, d'être en mesure de saisir de nombreuses opportunités de croissance externe.
SCHNEIDER : Lors de sa réunion organisée avec les analystes, la société a annoncé avoir dépassé ses objectifs financiers 2005-2008, avoir atteint une marge Ebita de 15% en 2008, qu'elle distribuera un dividende équivalent à 50% du bénéfice en 2008, qu'elle prévoit d'économiser 600 millions d'euros par an à partir de 2011 dans la fonction de support, qu'elle prévoit 600 à 800 millions d'euros d'économies sur trois ans dans sa chaîne d'approvisionnement, qu'elle prévoit dans le pire des cas une baisse organique de son chiffre d'affaires de 5 à 15% en 2009, que la marge d'Ebita devrait être au minimum de 12% avant restructurations et que le ratio de distribution des bénéfices est maintenu à 50% en 2009.
STM : STM a fait part d'une perte nette de 366 millions de dollars, au titre de son quatrième trimestre contre un résultat net de 20 millions de dollars un an plus tôt. La perte d'exploitation s'élève à 139 millions de dollars contre une perte d'exploitation de 15 millions de dollars l'an passé. Le fabricant de semi-conducteurs a dévoilé une marge brute de 36,1% au 4e trimestre contre 36,9% un an plus tôt et en deçà des prévisions du groupe. Hors exceptionnels et sans compter une charge de 31 millions de dollars au quatrième trimestre 2008 et de 57 millions de dollars au troisième trimestre 2008, la marge brute du quatrième trimestre 2008 atteint 37,5 %. Quant au chiffre d'affaires, il ressort en baisse de 17% à 2,3 milliards de dollars. Le groupe indique que cette baisse est essentiellement liée à la faiblesse significative enregistrée dans la plupart des régions et des segments du marché, notamment dans l'Automobile, les Télécommunications et l'Informatique. En termes de perspectives, le groupe indique que dans le contexte actuel où règne d'incertitude, il ne fournit pas d'objectif précis mais vise un chiffre d'affaires qui se situerait dans une fourchette comprise entre 1,5 milliard et 1,85 milliard de dollars en 2009. La marge brute se situerait entre la valeur moyenne et haute d'une fourchette comprise entre 20% et 29% du chiffre d'affaires. Sur l'ensemble de l'année la perte nette s'élève à 786 millions de dollars, contre une perte de 477 millions de dollars un an auparavant. La société a annoncé la réduction de 4500 emplois pour cette année et la fermeture de trois sites de production.
SUEZ ENVIRONNEMENT : Le groupe de services aux collectivités a publié un chiffre d'affaires 2008 en hausse de 5,4%, soutenu par l'augmentation des prix et par ses nouveaux services dans l'eau, mais a dû adapter ses priorités à court terme pour faire face à la crise économique. Le chiffre d'affaires annuel est ressorti à 12,36 milliards d'euros, contre 11,73 milliards d'euros en 2007. Le groupe a affiché un excédent brut d'exploitation non audité de 2,1 milliards d'euros, contre 2,02 milliards d'euros un an plus tôt. La croissance organique est ressortit 5,6%, conforme aux attentes, de même que le dividende proposé pour 2009, de 0,65 euro par action.
TOTAL : En lançant une OPA hostile de 380 millions d'euros sur le canadien UTS Energy, Total réaffirme sa conviction d'un prix du brut élevé à moyen et long terme. Selon la compagnie française, les opérations dans le sable bitumineux, mélange composé de sable et de huile lourde, ne sont rentables qu'avec un prix du baril autour de 85 dollars, soit à un cours plus de deux fois supérieur à ce qu'il est actuellement.
EXXON : Le premier groupe pétrolier mondial, l'américain ExxonMobil, a dégagé l'an dernier les plus importants profits de l'histoire, avec un bénéfice net de 45,2 milliards de dollars, en hausse de 11% sur celui de l'année précédente, qui constituait déjà un record. Ces performances ont été réalisées en dépit d'une chute de 33% du bénéfice net au quatrième trimestre, sur fond de baisse vertigineuse des cours du pétrole et de dégradation de l'économie mondiale. Le chiffre d'affaires a progressé de 18% à 477,35 milliards de dollars.
CHEVRON : Chevron, a annoncé avoir dégagé sur l'année 2008 un bénéfice net de 23,9 milliards de dollars, en hausse de 28% sur celui de 2007, en dépit d'une stagnation de sa rentabilité en fin d'année.
PFIZER : Le laboratoire pharmaceutique numéro un mondial de son secteur va acheter WYETH numéro neuf pour 68 milliards de dollars.
DERNIERES RECOMMANDATIONS IMPORTANTES
AIR LIQUIDE : Société Générale a relevé sa recommandation sur de Conserver à Acheter avec un objectif de cours stable de 70 euros.
AXA : Goldman Sachs a abaissé l'objectif de cours de la valeur de 22 à 13 euros, le titre présentant actuellement une surcote par rapport au secteur de l'assurance, ce qui pourrait créer un risque pour les actifs du bilan en cas de nouvelle détérioration du marché. Si le marché reste volatil, "il serait plus prudent qu'Axa revoie sa politique de distribution de dividendes". Goldman Sachs maintient sa recommandation Neutre sur le titre.
Secteur Bancaire : RBS a réduit l'objectif de cours de BNP Paribas 38 à 27 euros, celui de Société Générale de 37 à 28 euros, et celui de Crédit Agricole de 9 à 7,50 euros, estimant que les craintes d'augmentation de capital vont persister pour les banques françaises. RBS abaisse également sa recommandation pour Crédit Agricole de Conserver à Vendre, la banque verte restant exposée à des risques résiduels pour son bilan lié aux dépréciations et au désendettement de son pôle de banque d'investissement. "Malgré les récentes injections de capital de l'Etat français, nous pensons que BNP Paribas manque de réserves de fonds propres, et que des risques de dilution ne peuvent être écartés", ajoute RBS, qui a un avis conserver sur BNP et Société Générale. Exane a abaissé de 25% ses prévisions de bénéfice par action pour les banques françaises en 2009, afin d'intégrer des charges pour créances douteuses. Le courtier estime toutefois que les banques françaises pourraient être rentables en 2009 et 2010. Exane abaisse ses objectifs de cours de 29% à 39 euros pour BNP Paribas, de 17% à 12,50 euros pour Crédit Agricole, et de 24% à 39 euros pour Société Générale. Crédit Agricole devrait tirer son épingle du jeu du fait de sa situation financière saine. Citigroup a relevé Société Générale et Crédit Agricole de Conserver à Acheter, soulignant que les cours ont déjà fortement régressé et que les titres présentent une valorisation séduisante. Citigroup note par ailleurs que les banques françaises ont "multiplié leurs relais de croissance" et que leurs activités hors banque de financement et d'investissement demeurent "largement rentables".
CREDIT AGRICOLE : ING a abaissé l'objectif de cours de la valeur de 7,90 à 6,70 euros pour prendre en compte la révision à la baisse des prévisions de résultats et le risque d'une augmentation du nombre d'actions. L'intermédiaire estime que la banque aura très probablement besoin de fonds propres durs supplémentaires car, de par son mix d'activités, elle est l'une des plus exposées au cycle du crédit. Il pense que Crédit Agricole ne souhaitera pas payer les 12% à 16% d'intérêts dont est assortie l'aide de l'Etat, et qu'il est donc plus probable que la banque ait recours à une augmentation de capital. La principale incertitude demeure le risque de nouvelles baisses du bénéfice par action en cas d'une détérioration de la qualité du crédit en 2009, note ING. Dans son scénario le plus négatif, ING prévoit un BPA 2009 stable sur un an. ING a une recommandation de Vente sur Crédit Agricole.
BOUYGUES : Oddo Securities réduit l'objectif de cours sur la valeur de 30 à 26 euros, tout en maintenant sa recommandation à Alléger. Le courtier dit rester prudent sur le titre compte tenu du "ralentissement sensible des prises de commandes dès début 2009 à cause du manque de financement des clients", de "l'absence de visibilité sur un éventuel retour à la normale" et de "la pression probablement plus rapide que prévu sur les marges de Bouygues Immobilier (coûts de restructuration) et de Colas". Oddo revoit en baisse de 2% pour 2009 et de 12% pour 2010 ses prévisions de bénéfice par action. JP Morgan a réduit l'objectif de cours de 60 à 37 euros pour refléter la baisse de la valorisation boursière d'Alstom et de TF1. La banque révise également en baisse ses prévisions pour l'activité de télécommunications, afin d'intégrer le risque d'un nouvel entrant en France. Elle indique également que ses projections pour la construction sont désormais fondées sur un scénario de récession. Elle abaisse ses estimations de chiffre d'affaires de 33,4 milliards à 32,8 milliards d'euros pour 2008, et de 36,3 milliards à 32,1 milliards d'euros pour 2009. La banque juge Bouygues peu onéreux malgré ces nouvelles perspectives.
CAP GEMINI : Oddo a abaissé l'objectif de cours de 47 à 39 euros, tout en maintenant sa recommandation d'Achat sur le titre. "Nous souhaitons anticiper le potentiel de baisse des résultats du groupe en 2009, d'ailleurs peu favorisés par l'évolution de la livre anglaise," indique le courtier. Pour 2009, Oddo prévoit une baisse organique des ventes de 3,5%, une marge opérationnelle de 7,4% et un rehaussement des charges de restructuration.
DANONE : Société Générale a abaissé son objectif de cours sur la valeur de 56 à 53 euros après avoir révisé en baisse ses prévisions pour le secteur pour tenir compte de la dégradation de l'environnement économique au quatrième trimestre. La banque souligne toutefois que le titre est un placement défensif attrayant, et note que Danone est en mesure de faire face à une conjoncture particulièrement difficile et de sortir de la crise avec une position renforcée. Société Générale indique par ailleurs que la baisse significative des prix des matières premières devrait donner à Danone une certaine marge pour stimuler son activité via des réductions de prix et/ou une augmentation des opérations promotionnelles. Société Générale recommande le titre à l'Achat.
ESSILOR : Société Générale a abaissé sa recommandation d'Achat à Conserver, avec un objectif de cours réduit de 36 à 32 euros. Le broker estime que le groupe manque de visibilité sur sa croissance organique, ce qui risque de peser sur les marges. CIC a abaissé sa recommandation sur d'Acheter à Conserver, en réduisant son objectif de cours de 42 à 35 euros. Le broker s'inquiète de la forte dégradation du marché nord-américain après la publication du chiffre d'affaires 2008.
France TELECOM : JP Morgan a abaissé l'objectif de cours de France Télécom de 20,40 à 19,70 euros, après avoir revu en baisse ses estimations en raison des mouvements de change. La banque réduit ses prévisions de chiffre d'affaires de 2,5% pour 2009, à 52,3 milliards d'euros, et de 2,3% pour 2010, à 52,7 milliards d'euros. Elle abaisse ses prévisions d'excédent brut d'exploitation de 1,7% pour 2009, à 18,55 milliards d'euros, et de 1,3% pour 2010, à 18,47 milliards d'euros. JPM s'attend à ce que les résultats du groupe, le 4 mars, attirent l'attention sur les pressions exercées sur les marges. Selon elle, la journée investisseurs ne devrait pas déboucher sur davantage que des réductions de coûts progressives déjà intégrées dans les prévisions. Elle réitère sa recommandation Sous pondérer sur le titre.
LAFARGE : Société Générale déclasse d'Acheter à Conserver, estimant que la détérioration considérable de l'environnement au quatrième trimestre 2008 devrait accentuer les incertitudes pesant sur la dette. La banque réduit par ailleurs son objectif de cours de 78 à 38 euros, afin de refléter la révision de ses estimations de résultats. Elle estime toutefois que le potentiel de baisse du titre est limité, la valeur raisonnable de Lafarge étant attrayante et le groupe étant en position de renégocier ses engagements financiers. Les craintes concernant l'activité et la situation financière de Lafarge sont exagérées, indique JP Morgan. La banque note toutefois que les risques associés à des surcapacités dans le secteur du ciment persistent, notamment sur les marchés émergents. Elle observe que Lafarge est en mesure de refinancer sa dette de 2,6 milliards d'euros, même si le groupe ne respecte pas les conventions liées à ses accords bancaires. JPM anticipe une remontée partielle du cours de Bourse à court terme. La banque maintient sa recommandation Neutre et son objectif de cours de 80 euros pour le titre.
LVMH : HSBC a abaissé l'objectif de cours de 60 à 54 euros, après avoir réduit ses estimations de bénéfice par action pour 2008 et 2009 à 4,39 et 4,07 euros respectivement. Ces décisions s'expliquent par les chiffres plus faibles que prévu annoncés par les concurrents de LVMH et par la révision en baisse des prévisions de produit intérieur brut. La banque note que certaines activités de LVMH, notamment les sacs Louis Vuitton et le Cognac, devraient faire mieux que la moyenne de ces secteurs. Elle s'attend toutefois à ce que le groupe annonce une baisse organique du chiffre d'affaires au quatrième trimestre 2008 et en 2009. HSBC maintient sa recommandation Sur pondérer pour le titre.
PPR : Goldman Sachs a réduit son objectif de cours de 41,30 à 37,50 euros, en maintenant sa recommandation Neutre.
PERNOD-RICARD : Société Générale a déclassé la valeur d'Acheter à Conserver et a abaissé son objectif de cours de 56 à 52 euros. La banque estime que le secteur des spiritueux est survalorisé à court terme et adopte donc une position plus prudente à l'égard du titre. Le nouvel objectif de cours est fondé sur les multiples historiques des sociétés du secteur, explique la banque, notant que depuis 2000, la valorisation de Pernod Ricard est conforme, en moyenne, à celle de ses pairs. Société Générale souligne que Pernod Ricard reste sa valeur préférée dans le secteur risqué des spiritueux.
SCHNEIDER : Merrill Lynch a relevé sa recommandation sur le titre de Sous performance à Neutre, en maintenant son objectif de cours de 55 euros. Cheuvreux a intégré le titre dans sa « selected list », avec un objectif de cours de 66 euros. Le broker estime que les objectifs de réductions des coûts pour 2011 sont très prometteurs et ambitieux. Le programme prévoit notamment la simplification des fonctions de support avec à la clé des économies structurelles de 600 millions d'euros par an à partir de 2011. Par ailleurs, Cheuvreux se félicite que Schneider vise des économies cumulées brutes de 600 à 800 millions d'euros sur trois ans. Autre source de satisfaction, Schneider a dépassé l'ensemble des objectifs financiers définis pour la période 2005-2008, avec une croissance organique annuelle moyenne de 10 %, dont 6,6 % pour 2008, une marge EBITA de 15%, atteinte en 2008. Enfin, l'analyste souligne que les marges du groupe sont plus résistantes qu'il ne pensait en temps de crise. En 2009, il table sur une marge de 11,9% malgré l'absence de visibilité, grâce aux réductions de coûts.
STM : Crédit Suisse réitère sa recommandation à Sous performer sur la valeur et réduit son objectif de cours de 4,30 euros à 3,80 euros alors que le fabricant de semi-conducteurs a fait état cette semaine d'une perte nette de 366 millions de dollars au titre de son quatrième trimestre. Oddo a ramené son objectif de cours de 6,50 à 5 euros, après la publication du résultat du groupe pour le quatrième trimestre. Le courtier indique que STM accuse une forte détérioration de son activité au début 2009, et ne devrait pas enregistrer de bénéfice au niveau opérationnel avant 2010. Malgré une réduction de moitié des dépenses d'investissement et l'introduction de nouvelles mesures de réduction des coûts, le flux de trésorerie du groupe devrait être proche de zéro en 2009. Oddo maintient sa recommandation à Accumuler en raison de la solidité du bilan de la société. JP Morgan a abaissé l'objectif de cours de à 5 euros, contre 6,50 précédemment, les marges du premier semestre 2009 devant être pénalisées par l'augmentation des stocks. La banque note que même si STM n'a donné des prévisions que pour le premier trimestre, il faut s'attendre à ce que la marge brute du deuxième trimestre 2009 soit inférieure à 30%, à moins d'une reprise rapide de la demande qui semble peu probable. Compte tenu de l'étendue du ralentissement, il est trop tôt pour acheter le titre. En revanche, JP Morgan estime STM bien positionné à moyen terme, avec un bilan solide et pas de créance notable à rembourser en 2009 et 2010. La recommandation est maintenue à Neutre. UBS a réduit son objectif de cours de 4,1 à 3,7 euros et réaffirme sa position Vente au lendemain de la publication des résultats trimestriels du groupe et de l'annonce d'une vague de suppressions d'emplois.
TOTAL : Bank of America-Merrill Lynch a relevé le titre de Neutre à Acheter, et a augmenté l'objectif de cours de 44 à 54 euros. La banque estime que Total est, parmi les compagnies pétrolières, la mieux placée en termes de croissance des volumes dans l'exploration et la production, de rentabilité et de flexibilité financière. Elle ajoute que les récentes initiatives prises par le groupe pour négocier l'accès à des réserves, notamment au Moyen-Orient, soulignent son potentiel de ressources à long terme.
VEOLIA : Citigroup a abaissé sa recommandation de Conserver à Vendre et réduit son objectif de cours de 21 à 17 euros après avoir intégré de nouvelles estimations de PIB et d'inflation et adopté une approche plus prudente sur la capacité du groupe de faire accepter ses prix à ses clients durant les deux prochaines années. La banque estime que la détérioration de l'environnement macroéconomique va peser sur les volumes et les prix, limiter les nouveaux contrats potentiels et réduire l'aptitude du groupe à renouveler et accroître ses capacités de revenus. Société Générale a relevé sa recommandation de Conserver à Acheter avec un objectif de cours de 21 euros contre 21,50 euros auparavant. Le broker estime que le titre devrait profiter de la période de réorganisation financière ou de la restructuration que le groupe devrait entamer.
VINCI : Credit Suisse a abaissé son objectif de cours de 54 à 48 euros, anticipant désormais une baisse de 2,5% du trafic en 2009, un ralentissement de l'inflation pour les activités de concessions autoroutières en 2009 et une réduction de 100 points de base de la marge opérationnelle à 3,8% d'ici à fin 2010 pour les activités construction, routes et énergies. La banque a une recommandation Sur performance pour le titre, estimant que le cours de l'action intègre déjà un très mauvais scénario. UBS a abaissé son objectif de cours de 46,50 à 43 euros tout en renouvelant sa recommandation d'Achat.
VIVENDI : JP Morgan a abaissé l'objectif de cours de 28,40 à 26 euros, après avoir revu ses estimations à la baisse. La banque abaisse son estimation du bénéfice par action ajusté de 2,64 à 2,48 euros pour 2009, et de 2,92 à 2,76 euros pour 2010, en raison de prévisions revues en baisse pour SFR, Activision et Maroc Telecom. Elle pense que la division musique pourrait atteindre le creux de la vague en 2009, et renouer avec la croissance du chiffre d'affaires dès 2010, et non en 2011 comme elle le prévoyait auparavant. JP Morgan maintient son avis Sur pondérer et indique que Vivendi est l'une de ses valeurs préférées du secteur.
VALEURS PREFEREES, OBJECTIF (GESTION)
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| Cours entrée | Date entrée | Clôture 31/01/09 | OBJ |
| Air France | 26,64 | 16/10/2007 | 7,51 | 24 |
| Danone | 60 | 26/04/2007 | 40,25 | 54 |
| EDF | 64,79 | 22/02/2008 | 38,255 | 70 |
| Bouygues | 42,9 | 13/03/2008 | 26,76 | 53,90 |
| Arcelor Mittal | 33 | 05/09/2008 | 17,705 | 28 |
| France Tel | 19,89 | 17/04/2008 | 17,56 | 23,10 |
| St-Gobain | 44,94 | 17/06/2008 | 26,575 | 38 |
| Sanofi | 66 | 11/05/2007 | 44,085 | 52 |
| Vivendi | 24,09 | 14/03/2008 | 20,21 | 28,59 |
| GDF- Suez | 40 | 01/09/2008 | 30,07 | 44,70 |
OPPORTUNITES DE TRADING
Nous avons vendu les titres TOTAL à 38.90 euros le 27 janvier que nous avions achetés à 35.7 le 21 janvier.
Nous avons vendu les titres VALLOUREC à 81 le 28 janvier que nous avions achetés à 71 le 20 janvier.
Nous passons des ordres d'achat sur AXA à 11.11 euros, sur LAFARGE à 32.21, sur VALLOUREC à 65.11, sur France TELECOM à 15.71, VIVENDI à 18.61.