LE CONSEIL

Bénéficier de conseils de professionnels passionnés par leur métier et accéder à la bourse, en direct ou à travers une sélection des meilleurs OPCVM mondiaux.

ACCÉDEZ À VOS COMPTES
Ferrigestion - Société de Gestion de portefeuille - Gestion - Conseil - Assurance Vie

Actualité

Lettre de marché du 02 février 2010

 

 

INDICES

 

 

 

Clôture 22/01/10

Clôture 29/01/10

%Chg.

%YTD

Supports

Résistances

CAC 40

3820,78

3739,46

-2,13%

-5,00%

3668-3550

3840-3920

Eurostoxx 50

2836,8

2776,83

-2,11%

-6,39%

2700-2550

2820-2930

DAX 30

5695,32

5608,79

-1,52%

-5,85%

5500-5310

5740-5850

DowJones

10172,98

10067,33

-1,04%

-3,46%

10000-9660

10310-10510

Nasdaq Comp.

2205,29

2147,35

-2,63%

-5,37%

2115-2025

2220-2275

€/$

1,4133

1,3864

 

 

 

 

WTI Fut.

74,90$

72,64$

 

 

 

 

Gold

1093,50$

1081,20$

 

 

 

 

 

 


 

 

 

RESUME DE LA SEMAINE

 

 

Retracement ou inversion de tendance ? En dépit de nouvelles relativement positives, les prises de bénéfices l'ont une nouvelle fois emportée pour la troisième semaine consécutive sur les marchés. Les craintes relatives à l'endettement de la Grèce et au possible resserrement à venir de la politique monétaire en Chine se sont en effet renforcées ces derniers jours. Les propos tenus par le président Obama à l'encontre du secteur bancaire ont également accru la pression sur les marchés. Ses inquiétudes ont logiquement favorisé le rebond du Dollar qui est repassé sous la barre des 1,40 face à l'Euro pour la première fois depuis juillet 2009. Le Dollar profitant de son statu de valeur refuge (fly to quality) et d'un PIB américain qui s'inscrit une hausse de 5,7% pour le dernier trimestre. La situation technique reste incertaine à cour terme, le S&P500 se rapprochant de son support de 1040 points, le CAC40 devrait faire de même vers son support de 3550 points.

 

Du côté des statistiques économiques, on suivra le conseil de politique monétaire de la BCE jeudi, aux États-Unis, les indices ISM manufacturier mardi et celui des services mercredi, les commandes industrielles jeudi, enfin, vendredi, les chiffres de l'emploi. Du coté des publications  annuelles annoncées cette semaine on retiendra essentiellement les résultats de LVMH jeudi et le chiffre d'affaire de Vinci.

 

Statistiques américaines : La Réserve Fédérale Américaine a laissé inchangé ses taux, ramenés au plus bas depuis décembre 2008, entre 0 et 0,25%. Depuis la dernière réunion du mois de décembre dernier, le Comité monétaire de la Banque centrale US suggère que l'économie US a continué de se renforcer et que la détérioration du marché du travail s'atténue. Les dépenses des ménages ont augmenté à un rythme modéré mais reste limitées par un marché du travail faible, une croissance des revenus modeste, et la baisse du patrimoine immobilier ainsi que le resserrement du crédit. Les dépenses des entreprises en équipements et logiciels semblent se redresser, mais l'investissement dans les structures continue à se contracter et les employeurs continuent d'hésiter à augmenter leur masse salariale. Les entreprises ont augmenté leurs stocks afin de mieux s'aligner sur les ventes. Alors que les prêts bancaires continuent de se contracter, les conditions sur les marchés financiers continuent de soutenir la croissance économique. Bien que le rythme de la reprise économique soit susceptible d'être modéré pour un temps, le Comité prévoit un retour progressif à des niveaux plus élevés d'utilisation des ressources dans un contexte de stabilité des prix. Compte tenu du faible niveau d'utilisation des ressources, les pressions sur les coûts devraient rester faibles, et avec des anticipations d'inflation stable à long-terme, l'inflation est susceptible d'être peu soutenue pendant un certain temps, selon la FED. Le Comité va donc maintenir dans la fourchette cible le taux des fonds fédéraux entre 0 et 0,25%, et continue de prévoir que les conditions économiques, y compris les faibles taux d'utilisation des ressources, l'évolution modérée de l'inflation et les anticipations d'inflation stable, sont susceptibles de justifier ce niveau exceptionnellement bas pour une période prolongée.

 

Le Département américain au Commerce a fait état, pour le 4ème trimestre 2009, d'une progression du PIB des Etats-Unis de 5,7% sur un rythme annualisé, soit une hausse supérieure au consensus des économistes. Il s'agit de la plus forte croissance de l'économie américaine depuis six ans ! Le consensus tablait sur une hausse limitée à 4,7%. Si la seconde partie de l'année a été marquée par une forte croissance, la première économie mondiale s'est contractée de 2,4% en 2009, soit la plus mauvaise performance depuis la baisse de 10,9% enregistrée en 1946 !

 

Les ventes US de logements neufs pour décembre 2009 se sont établies sur un rythme ajusté des variations saisonnières de 342.000 unités, en déclin prononcé de 7,6% en comparaison du niveau de novembre 2009 (revu à 370.000 unités) et en retrait de 8,6% par rapport à décembre 2008 (374.000). Le prix médian de ventes est ressorti à 221.300$ en décembre (contre 229.600$ un an avant), alors que le prix moyen a été de 290.600$. Le stock des nouveaux logements à vendre à fin décembre représente une offre de 8,1 mois au rythme actuel. Sur l'année 2009, au total, 374.000 nouveaux logements ont été vendus, ce qui traduit une chute de 22,9% en comparaison des 485.000 logements de 2008.

 

La National Association of Realtors américaine a dévoilé des ventes de logements existants US en très vif recul de 16,7% en décembre, sur un rythme annuel ajusté des variations saisonnières de 5,45 millions d'unités, contre 6,54 millions en novembre 2009. En glissement annuel, par rapport à décembre 2008, les ventes restent en croissance de 15% (rythme de 4,74 millions un an auparavant). Ainsi, les ventes sont retombées en décembre, après la ruée des mois de septembre à novembre provoquée par l'expiration initialement attendue fin novembre des crédits d'impôt aux primo-accédants. La NAR explique que les prix ont tout de même augmenté en comparaison de décembre 2008 et que les ventes annuelles se sont améliorées. Sur l'ensemble de l'année 2009, les ventes de logements existants aux États-Unis ont atteint 5.156.000 unités, en augmentation de 4,9% par rapport à 2008. Il s'agit de la première progression des ventes annuelles depuis 2005.

 

Les inscriptions hebdomadaires nouvelles au chômage, ont reculé de 8.000 pour la semaine close au 23 janvier pour s'établir à 470.000. Un chiffre largement moins bon qu'attendu puisque le consensus Bloomberg tablait sur 450.000 nouvelles demandes. La moyenne à quatre semaines atteint 456.250 pour la période terminant le 23 janvier. Un chiffre en hausse de 9.500 par rapport à la semaine précédente. Le taux de chômage indemnisé lors de la semaine close le 16 janvier atteint 3,5%, en baisse de 0,1 point de pourcentage par rapport à la semaine précédente. Le nombre de chômeurs indemnisés sur la même période s'établit à 4,60 millions, en baisse de 57.000 par rapport à la semaine précédente.

 

Les commandes de biens durables US pour décembre 2009 se sont affichées en légère progression de 0,3%, avec les métaux ou la machinerie notamment. En novembre 2009, ces commandes avaient reculé de 0,4% (niveau révisé). Les économistes de la place anticipaient une progression bien plus solide en décembre (+1,7%). Hors transport, les commandes de biens durables pour décembre auraient augmenté de 0,9%, après +2,1% en novembre. Pour l'ensemble de l'année 2009, les commandes de biens durables US ont plongé de plus de 20%, un record depuis 1992.

 

La composante des conditions économiques actuelles de cet indice de confiance a atteint 81,1, au plus haut niveau depuis mars 2008, contre 78 en décembre. La composante relative aux anticipations des consommateurs progresse à 70,1 en janvier, contre 68,9 en décembre.

 

L'indice PMI de Chicago est ressorti supérieur aux attentes en janvier 2010, atteignant 61,5, contre 58,7 le mois précédent, d'après l'Institute for Supply Management de Chicago. Le consensus était logé à 57. Supérieur à la barre des 50, l'indice traduit une accélération de l'expansion de l'activité manufacturière dans la région de Chicago. Le PMI de Chicago ressort sur un sommet de 17 mois, au plus haut depuis août 2008. Le plancher de l'indicateur de Chicago avait été touché en janvier à 31,4%.

 

 

NOUVELLES DES SOCIETES

 

 

STM : STMicroelectronics a essuyé une perte nette de 70 millions de dollars, soit 8 cents par action, contre une perte de 366 millions de dollars, ou 42 cents par action, un an plus tôt. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par action s'est élevé à 4 cents. Le chiffre d'affaires a atteint 2,583 milliards de dollars, en progression de 13,6% par rapport au troisième trimestre. La marge brute est ressortie à 37%, à comparer avec 31,3% au troisième trimestre. Le consensus Reuters s'élevait à 2,56 milliards de dollars pour les ventes et à 36,55% pour la marge brute. « La performance du chiffre d'affaires de la Société a été plus forte que prévu par rapport au troisième trimestre 2009 grâce à la croissance enregistrée dans toutes les régions et sur tous les segments de marché, ces derniers ayant tous enregistré une croissance à deux chiffres à l'exception des Télécommunications », a déclaré Carlo Bozotti, PDG du fabricant de semi-conducteurs. « 2010 sera une année de grandes opportunités pour ST. Nos efforts visant à renforcer notre portefeuille de produits nous permettront d'enregistrer une croissance organique et de prendre part à de nouveaux marchés tandis que la finalisation de notre important programme de restructuration continuera d'améliorer sensiblement notre structure de coûts et notre compétitivité, » a-t-il ajouté.

 

 


 

 

DERNIERES RECOMMANDATIONS IMPORTANTES

 

 

 

SOCIETE GENERALE : Exane passe de neutre à surperformance sur Société Générale et relève son objectif de cours de 51 à 55 euros, estimant que la bonne dynamique des résultats dans les activités de détail en France et les perspectives de croissance en Europe de l'Est devraient contribuer au redressement de la rentabilité du groupe. Société Générale devra enregistrer des bénéfices solides pour absorber le choc lié aux nouvelles réglementations en matière de fonds propres à partir de 2012.

 

ALSTOM : HSBC relève sa recommandation sur Alstom de neutre à surpondérer, et augmente son objectif de cours de 55 à 70 euros, pour prendre en compte la transformation du groupe liée à l'acquisition de la filiale de transmission et de distribution d'Areva. La banque estime que cette opération permet en effet à Alstom de passer du statut de perdant du changement climatique, en raison de sa dépendance excessive au charbon, à celui de gagnant, dans la mesure où le groupe va désormais pouvoir tirer parti de la croissance des énergies renouvelables. HSBC révise son estimation de bénéfice par action pour l'exercice se clôturant en mars 2011 à 4,32 euros, contre 3,83 euros précédemment.

 

PPR : HSBC relève sa recommandation sur PPR  de neutre à surpondérer, et augmente son objectif de cours de 82 à 111 euros, après avoir révisé ses estimations pour intégrer une amélioration des perspectives du secteur du luxe et une revalorisation des marques Gucci et Bottega Veneta. La banque estime que la restructuration du groupe pourrait faciliter une vente des actifs de distribution, à un meilleur prix. Elle ajoute que la marque Gucci est bien positionnée en Chine.

 

VIVENDI : Le bureau d'analyse d'Oddo est à Achat sur le titre Vivendi avec un objectif de cours à 24 euros. Il a cependant décidé d'abaisser sa séquence de BNA 2009-2010 de 7% en moyenne par an. Ces nouvelles estimations ne se situent cependant que 2% en dessous de celles du consensus. 'Cette faible différence ne nous semble pas suffisante pour remettre en question notre opinion Achat sur le titre' indiquent les analystes. 'Le titre bénéfice d'un profil de risque limité, d'une politique de dividende généreuse et d'une valorisation attractive. Par ailleurs, nous estimons que le marché surestime le risque d'une acquisition destructrice de valeur et sous-estime le potentiel de réévaluation du secteur Télécom'. Les analystes d'Oddo estiment que 'le titre pourrait bénéficier du re-rating possible du secteur des Télécoms et de la simplification probable de l'organigramme à travers le rachat des minoritaires de Canal+ France et ou de SFR'.

 

Citigroup déclasse Vivendi d'acheter à conserver et abaisse son objectif de cours de 23,5 à 20,5 euros après avoir revu à la baisse ses prévisions concernant le groupe. La banque ajuste ses prévisions afin de refléter, entre autres, des pressions cycliques sur le chiffre d'affaires des jeux et l'augmentation des coûts du contenu. Citigroup réduit ainsi son estimation de bénéfice par action 2009 de 2,12 à 2,06 euros, celle de BPA 2010 de 2,31 à 2,04 euros et celle de BPA 2011 de 2,19 à 2,03 euros.

 

LVMH : Nomura rehausse son objectif de cours de 75 à 87 euros mais réaffirme sa position 'neutre' sur le titre du géant du luxe. 'Bien que nous nous attendons à ce que le groupe confirme le rebond supplémentaire des ventes de produits de luxe sur la période des fêtes, nous pensons que la valorisation du secteur prend maintenant pleinement compte de l'amélioration des perspectives' juge le courtier. Pour LVMH, Nomura anticipe une croissance organique de 2,4% au quatrième trimestre et un résultat opérationnel de l'exercice en repli de 9%. Il prévoit un bénéfice par action stable en 2009, puis en hausse de 5-6% en 2010 et en 2011. 'Nous pensons que Louis Vuitton va continuer de gagner des parts tandis que les vins & spiritueux et l'horlogerie vont bénéficier de restockage' ajoute Nomura.

 

BNP Paribas : Deutsche Bank a abaissé sa recommandation sur BNP Paribas d'Achat à Conserver, selon une source de marché. Le broker a par ailleurs revu son objectif de cours à la baisse, de 68 à 63 euros sur la valeur.

 

PERNOD RICARD : Exane BNP Paribas relève son objectif de cours pour Pernod Ricard de 10% à 54 euros, du fait de l'abaissement de son estimation du coût moyen pondéré du capital sur le long terme, passée de 11% à 10%. L'intermédiaire abaisse toutefois de 7,9% sa prévision de bénéfice par action pour 2009-10 et maintient sa recommandation sous-performance sur le titre, jugeant trop fragiles les perspectives dans le secteur des spiritueux et préférant de ce fait les valeurs brassicoles.

 

L'OREAL : J.P. Morgan a relevé mercredi sa recommandation sur les titres L'Oréal de 'neutre' à 'surpondérer', avec un objectif rehaussé de 64 à 88 euros. L'intermédiaire explique s'attendre à ce que la croissance du groupe de cosmétiques s'accélère au 1er semestre 2010, soutenant ainsi ses résultats financiers et sa riche valorisation boursière. Il voit également L'Oréal renouer avec un levier opérationnel positif, ce qui - conjugué aux mesures de réduction de coûts mises en route - devrait générer une croissance du BPA de 11% en 2010.

 

AIR LIQUIDE : Citigroup a dégradé sa recommandation sur Air Liquide d'Achat à Conserver et maintenu son objectif de cours de 85 euros. A l'occasion d'une étude sectorielle sur la chimie, le broker a rappelé la grande qualité du groupe ainsi que son potentiel structurel de croissance. Dans ce cadre, Il reste positif sur la société à long terme. Mais étant donné sa valorisation pratiquement pleine, le bureau d'études a dégradé à Conserver.

 


 

 

 

VALEURS PREFEREES, OBJECTIF (GESTION)

 

 

 

 

Cours entrée

Date entrée

 Clôture 29/01/10

OBJ

Axa

16,45

17/11/2009

15,00

18,09

Air France

11,81

05/01/2010

11,83

14,25

St-Gobain

33

17/06/2009

34,85

41

Sanofi

53

23/03/2009

53,60

58

Veolia

23

23/10/2009

23,84

27

Vivendi

17

25/06/2009

18,85

22